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XI Dimanche du temps ordinnaire

Il arrive que nous ayons une difficulté pour comprendre les paraboles de Jésus…

Nous pouvons être jaloux  de Jésus  qui expliquait tout à ses disciples, et nous devons  peiner pour comprendre les paroles de la Bible

Qu’est-ce que nous pouvons faire pour avancer dans la compréhension de la parole de Dieu ?

La première règle nous dit qu’il est nécessaire de lire la parole de Dieu dans son intégralité, en cherchant l’explication dans des passages différents de la Bible ; aussi dans l’Ancien Testament selon la devise de Saint Augustin : " Le Nouveau se cache dans l’Ancien et dans le Nouveau l’Ancien se dévoile "

Cette règle est exprimée dans le Catéchisme comme suit : en lisant de la Bible il faut porter une grande attention " au contenu et à l’unité de toute l’Écriture ". En effet, aussi différents que soient les livres qui la composent, l’Écriture est une raison de l’unité du dessein de Dieu, dont le Christ Jésus est le centre et le cœur...

Par exemple, nous avons entendu aujourd’hui : ... «Il  en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ: nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment

...  quelqu’un qui travaille beaucoup dans le jardin, en écoutant ces paroles de l’Évangile, peut être bouleversé et dire : ce n’est pas tout-à-fait vrai...

Peut être que  les mauvaises  herbes   poussent seules mais nos tomates, nos salades, nos oignons de Trebons... ne grandissent pas seuls... Il faut faire beaucoup de travail pour qu’ils germent et grandissent..

Mais quand nous lisons la parole de Dieu dans son intégralité .. nous voyons qu’avant de prononcer cette parabole, Jésus a raconté une autre parabole, sur le semeur...

Celle-la nous a dit qu’il faut faire un effort pour préparer la terre , pour que les semences portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un ...

Alors, en lisant la parole de Dieu dans son intégralité... nous découvrons que beaucoup  dépend de nous... mais à la fois, beaucoup dépend  du soleil, de la pluie, de la terre...cela veut dire que dans le développement de notre foi beaucoup dépend de la grâce mais aussi de nous... de notre collaboration avec cette grâce...

En respectant cette règle de l’ interprétation de la Bible nous rapportons, tout le temps, les paroles de l’Évangile, à Jésus Christ, qui est le centre et le cœur de la parole de Dieu...  et nous découvrons dans ces paraboles que le royaume de Dieu que  décrivent ces paraboles, c’est Jésus, lui-même.

En lisant la parole de Dieu il est nécessaire aussi d’être attentif " à l’analogie de la foi " Par " analogie de la foi " nous comprenons la cohésion des vérités de la foi entre elles et dans le projet total de la Révélation.

Quelles sont les autres règles de l’interprétation de la parole de Dieu ?

Par exemple... il faut lire l’Évangile dans l’Esprit dans lequel il a été écrit...

En revenant  à notre parabole...

Nous ne lisons pas l’Évangile comme  un manuel de jardinage... nous savons que la parole de Dieu ne veut pas nous expliquer comment planter les pommes de terre, mais elle veut nous expliquer le mystère de la foi..

C’est pour cela que nous cherchons dans le sens littéral de la Bible, le sens spirituel..

Qu’est –ce que c’est le sens littéral ?

C’est le sens concret du texte écrit...  pour comprendre ce sens il est bien de découvrir l’intention des auteurs sacrés, il faut tenir compte des conditions de leur temps et de leur culture, des " genres littéraires " en usage à cette époque, des manières de sentir, de parler et de raconter courantes en ce temps-là.

Et le sens spirituel ?

Ce sens s’exprime dans le sens allégorique, moral et anagogique.

Qu’est que c’est  le sens allégorique ? Nous pouvons acquérir une compréhension plus profonde des événements en reconnaissant leur signification dans le Christ ; par ex., la traversée de la Mer Rouge est un signe de la victoire du Christ, et ainsi du Baptême

Le sens moral de la Bible peut nous conduire à un agir juste...  selon la volonté de Dieu, selon  ses commandements..

Qu’est-ce que c’est le sens anagogique ? Nous pouvons voir des réalités et des événements dans leur signification éternelle. La parole de Dieu nous conduit vers le Ciel...  par exemple l’image d’un grand arbuste qui germe d’un grain de moutarde peut représenter aussi le royaume de Cieux dans le ciel..

Augustin de Dace a dit : Le sens littéral enseigne les événements, l’allégorie ce qu’il faut croire, le sens moral ce qu’il faut faire, l’anagogie vers quoi il faut tendre.

L’autre règle de l’interprétation de la Bible nous dit qu’il faut lire la parole de Dieu dans la tradition vivante de l’Église.

Jésus a expliqué le sens de ses paroles aux Apôtres... mais ils ont transmis cet enseignement à leurs disciples... 

Alors, en lisant l’Évangile il est bien de lire la parole de Dieu en cherchant les commentaires de l’Évangile  des disciples des Apôtres... par exemple,  les commentaires des pères de l’Église des premiers siècles... : Origène, Saint  Jérôme, Saint Augustin, Saint Jean Chrysostome etc...

Il est bien de se souvenir aussi qu’ils ont crée les différentes écoles de l’interprétation de la Bible ...

Par exemple, l’école de l’interprétation de la Bible appelée l’école d’Antioche a cherché avant tout le sens littéral de la parole de Dieu et l’école d’Alexandrie a cherché plutôt son sens allégorique...

Quand nous écoutons la tradition de l’Église nous découvrons par exemple que la semence dans la terre et le grain de moutarde de l’Évangile d’aujourd’hui ont été interprétés dès le commencement comme l’image de notre foi..

Oui, je sais... je vous présente beaucoup de règles d’ interprétation de la Bible... mais nous ne devons pas savoir tout pour lire et bien comprendre la parole de Dieu...

Le manque de connaissance d’enseignement des saints des premiers siècles ne doit pas nous décourager ...

Avant tout nous ne pouvons pas oublier que Jésus a donné à sa communauté le don de l’Esprit Saint qui nous conduit vers la compréhension de la parole de Dieu...

Grace à l’Esprit Saint Dieu veut parler avec nous par sa Parole

Grace à l’Esprit Saint nous découvrons ce que Dieu veut nous dire  par ces paroles aujourd’hui...

Ce dimanche, dans les paraboles de l’Évangile nous retrouvons les paroles de l’espérance.

La foi peut grandir en nous, la grâce peut agir en nous, même si nous ne comprenons pas tout.. même si notre foi au début est petite...

La foi grandit dans l’Église de Jésus qui devient comme le grand arbuste, où les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre...

 

VII dimanche de Paques

 

Jésus, avant sa mort, priait pour ses disciples :

Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné,
pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.

Il tenait ses disciples dans l’unité, mais il savait qu’ après son départ viendraient des problèmes avec l’unité...

Nous connaissons ces divisons dans l’histoire du christianisme... nous voyons aujourd’hui  le manque d’unité ...

Souvent cette communion existe seulement formellement ... mais en pratique, elle  n ‘existe plus..

L ‘Église se trouve au bord de nouvelles divisions, au bord d’un nouveau schisme..

 

Quelle est l’unité que nous a apportée Jésus ?

C’est la communion dans le nom du Père... la communion crée par le même baptême... dans le même Esprit...  dans la même foi ..

En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père !

En nous adressant ensemble à Dieu : Abba...  Père... nous devenons des frères et des sœurs..

 

Comment Jésus a-t-il  gardé ses disciples dans cette unité ?

Il leur a donné sa parole qui est vérité...

Jésus prie pour ses disciples :

Moi, je leur ai donné ta parole ... Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. ... Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. 

Evsuite Jesus dit que ses paroles sur la vérité sont pour le monde contemporain inacceptables... Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.

 Le monde... au temps de Jésus et aujourd’hui , en entendant ces paroles réagit avec agression et  haine...

Pourquoi ? Parce que la vérité qui est apportée par Jésus peut nous donner la vraie liberté...  Jésus a dit : Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »

Et Le monde dans l’Evangile selon Saint Jean c’est la réalité qui veut faire de nous des esclaves...

Et, même si les apparences sont différentes, le but de ce monde ce n’est pas notre liberté... au contraire...

Pour faire ça il doit d’abord faire taire, détruire la vérité ou la déformer , la relativiser

Tous les systèmes totalitaires l’ont fait...

toutes les idéologies de toutes les couleurs de l’arc-en -ciel ... brunes, rouges, vertes etc...  ont essayé de proposer leur version de la vérité qui était sa  caricature...

Quelqu’un m’a dit, il y a quelques semaines... , que vous , qui etes arrivé des pays marqués par le communisme... vous devez mal   supporter  les limites de la liberté pendant cette crise sanitaire...

J’ai réfléchi à ses paroles... et j’ai découvert que peut être il avait un peu  raison...  je pense que cette expérience de la vie entourée par les mensonges...  par les demi-vérités... par la censure... , nous a donné une  sensibilité (une attention) par rapport à ces systèmes et ces idéologies qui peuvent menacer  la vérité et  la liberté...

 

Nous savons bien que dans notre civilisation occidentale, il y a maintenant une expansion des idées du néo-marxisme...

Dans cette idéologie, la vérité est traitée d’une manière pragmatique...

Elle est relativisée et déformée... de maniere cynique

Dans le marxisme, tout sert à la révolution... , on peut utiliser n’importe quels mensonges, n’importe quels non- sens... pour atteindre son but..

Il n y a pas de logique... il y a une dialectique marxiste qui peut justifier toutes les contradictions...

D’un côté cette idéologie proclame la paix... mais de l’autre côté elle accepte toutes les formes de violence contre ses adversaires... jusqu’à la persécution et l’extermination

D’un côté cette idéologie proclame la liberté d’une expression , de l’autre côté elle propose la censure... elle interdit d’utiliser les mots qui ne correspondent pas avec elle... elle interdit d’ exprimer au  dehors ses convictions...

D’un côté cette idéologie défend les droits des hommes ... de  l’autre côté,  elle proclame comme le droit d’un homme la possibilité de l’extermination des personnes les plus faibles .. par exemple les enfants avant leur  naissance... les personnes handicapées et souffrantes...

D’un côté cette idéologie veut  s’attaquer à  toutes les formes de racisme et toutes les phobies... de l’autre côté elle exclut et stigmatise toutes les personnes qui ne veulent pas accepter totalement ces idées...

D’un côté cette idéologie proclame la fraternité , mais de l’autre côté elle veut détruire tous les liens de  solidarité entre nous...

Cette idéologie ne tient pas compte des faits de la science, de la raison, du bon sens..

Il s’agit d’un but : une révolution, la redéfinition et le changement des fondements  de la société... de la vision de l’homme, de la famille,  du mariage, de la valeur de la vie... 

Et à la fin... comme toujours... il s’agit d’un pouvoir,  d’un contrôle illimité...

A la fin...  il y a le  monde des livres de George Orwell...

Un monde où il n y a pas de vraie unité, de vraie paix.. de vraie solidarité...

Jésus a dit aujourd’hui : Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.

Chaque forme du marxisme.. dans les pays communistes, dans l’union européenne , aux États-Unis...etc..  aussi dans l’Église... doit détester l’Évangile... doit lutter contre l’Evangile ... parce que la vérité de la parole du Christ a la force de montrer les mensonges de ce système absurde...

Mais en meme temps Jesus nous appele a ne pas nous isoler du monde, au contraire, il nous envoie au monde pour porte la parole de la verite qui peut apporter la liberte :

De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Pour mon pays ce temoin de l’Evangile de la liberte etait vraiement Saint Jean Paul II.

Pourquoi pensons-nous  en Pologne que ce pape  a eu une influence sur la chute du communisme... ?

Parce qu’ il a vu une faute dans ce système... il a vu une erreur dans la vision de l’ homme et du monde proposée par cette idéologie... et Il a parlé de cette erreur anthropologique... Il a montré que ce système est construit sur le mensonge au sujet  de l’ homme et du monde...

Jean Paul II a dit, dès le commencement de son pontificat : Ouvrez les portes au Christ... parce que seulement Jésus peut nous apporter la vérité sur l’homme.. sur le monde et sur Dieu... Dans la vie de  Jésus nous pouvons vérifier la vérité de ses paroles.. Dans sa personne il y a une cohérence totale entre ses paroles et ses actes...  C’est pour cela que Jésus pouvait dire : je suis le Chemin, la Vérité et la Vie... Et c’est pourquoi il peut nous montrer qui est un homme, quelle est sa dignité...

Ces paroles de Jean Paul II portaient la liberté... elles ont montré le chemin vers la liberté... et le pape a prié sur la place de la victoire au jour de la Pentecôte :

Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre !

Il a prié ... que descende l’Esprit de la vérité !...

Notre foi en Jésus Christ nous défend contre les mensonges des idéologies de ce monde... parce que le vrai chrétien ne peut jamais dire... la vérité m’apparient , ...à moi... C’est Jésus qui est le Chemin, la Vérité et la Vie...

Le Christ n’est pas et ne peut pas être ma propriété...

Il est la Vérité qui  m’a été  donnée par le Père...

Par la relation proche avec lui, je m’approche de la vérité...

La vérité que je cherche, qui est mon commencement et mon but.. qui est la source de l’unité

Jésus nous dit que nous ne construirons pas ni nous ne gardons  pas l’unité sur les mensonges ... sur les demi-vérités... sur les idéologies qui nous proposent une  fausse  vision d’un homme et du monde...

Si nous voyons aujourd’hui les divisions dans l’Église... si nous entendons  certaines  voix   qui disent.. : « nous  sommes désobéissants  à l’enseignement de l’église »... il est nécessaire de s ‘interroger ...

Est-ce qu’il s’agit de l’Esprit de l’Évangile ou de l’esprit de ce monde..., Est-ce qu’il s ‘agit de l’Esprit du Christ... notre Sauveur ?

Saint Paul a dit aux Galates: ...

Pourtant, si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !

Prions... cette semaine pour nous mêmes , pour notre paroisse pour l’Église... 

Que descende sur nous le Consolateur...  l’Esprit de la vérité qui veut nous conduire vers la vérité toute entière... et qui est toujours l’Esprit de l’unité...

 

Ascension du Seigneur

 

Il y a 40 jours, au jour de Pâques,  nous avons entendu... :

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ,recherchez les réalités d’en haut :
c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux réalités d’en haut,non à celles de la terre.

Aujourd’hui, au contraire... nous entendons...

...  pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?
Alors... Où faut-il regarder au jour de l’ Ascension... ?

 

Je pense que Jésus nous invite aujourd’hui à regarder devant nous ...

Le mot clé de ce jour de l’Ascension c’est : allez !

Si je regarde le ciel... je ne peux pas aller...  je risque de tomber par terre...

Si je regarde mes pieds... je ne peux pas trop avancer , je peux me tromper de chemin...

Regarder devant .. pour voir le ciel et pour voir le chemin...

Mais le plus important est de ... ne pas s’arrêter...d’ aller..

 

« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.”

Le plus souvent nous comprenons ces paroles comme le sens  de la mission donnée aux disciples ...

Mais en même temps ces paroles signifient encore davantage.. ...

Aujourd’hui se réalisent les paroles :

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.

Il nous invite à ce chemin vers la maison du Père... Jésus nous dit aujourd’hui :

allez au ciel où je suis monté...

 

Souvent, nous disons que notre chemin  vers le ciel est  un pèlerinage...

Est-ce que vous avez l’expérience d’un long pèlerinage ? A pied ? Pendant quelques jours ?

C’est une expérience très importante dans ma vie...

Dans mon pays il y a beaucoup de pèlerinages au sanctuaire marial à Częstochowa...  les gens partent de chaque coin du pays

Les plus grands pèlerinages partant de Varsovie, de Cracovie comptent plus de 10 mille personnes...  avant tout ce sont des jeunes..

Les plus longs durent plus de deux semaines...

La première fois, j’ai participé  au pèlerinage qui dure 6 jours , quand j’avais 7 ans et après je l’ai effectué presque chaque année ... pendant plus de 25 ans .. parfois deux fois par an..

Qu’est-ce qui caractérise un pèlerinage ?

Pendant le pèlerinage il s’agit d’abord du but...

Quand nous commençons un  pèlerinage nous choisissons  son but...

Mais aussi le chemin est important ...

Pendant le pèlerinage, nous essayons de profiter de chaque moment de cette route, en sachant que les fruits dépendent de l’utilisation de chaque kilomètre de ce cheminement ...

Pendant le pèlerinage nous permettons de nous  laisser conduire avant tout par l’Esprit Saint mais aussi par les personnes qui sont nos pasteurs.. nous apprenons à faire confiance..

Pendant le pèlerinage nous acceptons ses difficultés...

Souvent, avec conscience, nous offrons la souffrance liée à la route dans une intention... pour les autres ou pour nous-même

Pendant le pèlerinage nous marchons avec les autres que nous appelons nos frères et nos sœurs... nous apprenons à aimer nos accompagnateurs..

à voir leurs besoins.. à porter leurs fardeaux... à partager avec eux ce que nous avons...

Pendant le pèlerinage nous sommes les témoins pour nous-mêmes dans le groupe de pèlerins mais aussi pour ceux que nous croisons, en passant par les villages et les villes...  pour ceux qui nous accueillent pour le repas et l’hébergement.. pour ceux qui nous observent ... avec  bienveillance ou non...

 

Tel est notre pèlerinage vers le ciel...

Pour aller  vers la maison du Père il est nécessaire d’avoir la conscience du but...

de ne pas perdre de vue le ciel...

de ne pas perdre de temps... de ne pas s’arrêter..

le manque de développement spirituel signifie la régression ...

Pour aller au ciel il faut faire confiance et aussi accepter les obstacles sur cette route, accepter et porter sa croix ...

Pour aller au ciel il ne faut  pas oublier que dans ce pèlerinage nous marchons ensemble... dans la communauté de l’Église... avec nos frères et nos sœurs pour que nous soyons les témoins... L’appel de Jésus sur  le chemin vers le ciel et la mission que Jésus donne à ses disciples  en disant : Allez ! De toutes les nations faites des disciples, dit le Seigneur.
 

Être un témoin de l’Évangile...  c’est notre chemin vers le ciel...

 

VI dimanche des Pâques

 

J’ai regardé un film (Fireproof) qui raconte l’histoire d’un couple... ils étaient mariés depuis plusieurs années ... il n’avaient pas eu d’ enfants... et leur mariage traversait  une crise grave...

Ils ont  décidé de se séparer et de divorcer...

Mais le père de l’ homme marié, a demandé à son fils d’essayer de sauver son mariage...

Il lui a proposé un cheminement spirituel qui dure quarante jours et  qui avait  sauvé auparavant son propre mariage...

Ce chemin était composé de tâches qui avaient un but : apprendre à aimer sa femme de nouveau pour sauver sa relation avec elle ..

Cet homme, en raison de la demande de son père, a commencé à réaliser ce cheminement... mais ça ne marchait pas... il ne voulait pas accepter l’un des éléments de ce chemin... le plus important élément...

Il manquait une chose ......  l’amour de Dieu... l’amour de Jésus...

Au milieu de ce chemin, après vingt jours... le fils découragé... pendant l’entretien avec son père  a découvert qu’ il ne savait  pas aimer sa femme... qu’il avait  besoin de l’amour de Jésus...

Il a découvert le sens de ces paroles de l’Évangile d’aujourd’hui : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

 

Dans notre vie chrétienne ...dans chaque relation... particulièrement dans le mariage... dans la famille... il ne s’agit pas de n’importe quel  amour ...

Nous sommes appelés à aimer comme Jésus nous a aimé..

C’est le sens du mariage dans l’Église ...Inviter Jésus dans la relation d’un couple... et lui permettre de transformer notre amour, l’amour humain... en  son amour ; en  l’amour de Jésus...

comme Jésus a transformé de l’eau en vin aux noces de Cana

Quand saint Paul a parlé du mariage il a expliqué :

L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église.

Dans ce film cet homme a compris qu’il a besoin de la grâce pour essayer d’aimer comme Jésus nous a aimé...

cela a commencé à transformer sa relation avec  sa femme...

mais comment Jésus nous a aimé ? Quel est l’amour de Jésus envers son Église, envers nous... ?

Cet amour est inimaginable ... parce qu’ il a dit ...

Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés....

Jésus compare son amour envers nous à l’amour de son Père envers Lui-même...

L’amour de Dieu, l’amour du père est pour nous inimaginable...

L’amour est l’essentiel de Dieu... Nous avons entendu...

Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.

L’amour de Dieu est infini, inconditionnel, toujours fidèle, éternel...

L’ homme de ce film a décidé d’aimer sa femme inconditionnellement...

Il a décidé de l’aimer qu’ elle reste  avec Lui ou qu’elle  le quitte ...

qu’ elle soit fidèle et qu’elle réponde à son amour ou non...

Inconditionnellement... Comme Jésus nous a aimés...

Il nous aime quand nous sommes fidèles ou quand nous le quittons en choisissant le péché...

Il nous aime quand nous répondons à son amour et quand nous sommes indifférents...

Nous ne pouvons rien faire qui l’arrêtera de nous aimer

Et il nous demande aujourd’hui : ...

Qu’est-ce que cela signifie « demeurer dans l’amour» ?

D’abord...  Rappeler que l’amour de Dieu est premier ...

 ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.

Alors, demeurer dans l’amour de Jésus  c’est-à –dire, être vraiment convaincu que Dieu nous aime infiniment... Permettre à Dieu de nous offrir son amour...  Accueillir cet amour...

Après... faire de cette expérience de l’amour la source de la vie, la source de l’amour envers  soi-même et envers ses frères et ses sœurs...

 Demeurer dans l’amour de Jésus cela veut dire, durant  toute sa vie, dans chaque relation , essayer de chercher la réponse... Comment  nous a-t-il aimés... ?

et essayer de suivre cet amour ... C’est son commandement ...

 

V dimanche des Pâques

 

J’aime beaucoup cette période du printemps quand les arbres commencent à fleurir...

Des pommiers, des pruniers, des cerisiers en fleurs ...ils  sont beaux...  ils attirent l’attention

mais la fleuraison des arbres dure très peu ( ou bien : a une durée très courte).. beaucoup de fleurs sont déjà fanées et sont tombées  par terre... parce que le but de leur existence, ce n’est pas la fleuraison...  le sens de la vie de ces arbres est de donner le fruit...

Et notre vie est destinée à être fructueuse...

Jésus a dit : Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure.

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruits et que vous soyez pour moi des disciples.

Aujourd’hui , dans l’allégorie de la  vigne, Jésus nous montre ce qu’il faut faire pour donner du fruit...

 

D’abord il nous invite à accepter que notre vie est le don de Dieu ... est la grâce...

Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.

Le Père est le propriétaire de cette vigne et il est le vigneron...

Grace à Lui, pendant mon baptême, je suis implanté dans sa vigne...

Ça ne dépendait pas  de moi , c’est le vigneron qui  a décidé de m’accueillir dans son vignoble, de m’ implanter  dans sa vigne...  C’était sa grâce...

Le propriétaire peut aussi vérifier les fruits que je donne...

Tout sarment qui est en moi,mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant,pour qu’il en porte davantage.

Mais ici la comparaison de ma vie avec la vigne se termine...

Jésus nous dit aujourd’hui :

Demeurez en moi, comme moi en vous.
Les sarments de la vigne, dans la nature, ne peuvent pas décider seuls s’ ils sont implantés dans la vigne ou non...

Cela ne dépend pas de ces sarments ...  mais de conditions externes : du propriétaire, du temps..  du vent, du soleil, de l’eau... 

Dans la vie spirituelle il en est autrement ..

Notre demeure dans la vigne du Seigneur où nous sommes implantés par le baptême... dépend du Père et aussi de nous...

Nous pouvons demeurer en Jésus ou non...

Nous pouvons nous couper de cette vigne nous –mêmes...

par chaque péché grave... consciemment et volontairement,  nous décidons de nous couper de cette vigne qui est Jésus...

 nous décidons de ne pas porter les fruits en lui ...

De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

Mais, par chance il y a encore une autre différence entre notre vie et la vie des plantes... 

Quand nous coupons des fleurs ... ce n’est pas facile de les implanter de nouveau dans la terre ou sur la branche...

Dans notre vie spirituelle ... c’est possible... c’est relativement facile... cela suffit de venir au Seigneur et de  demander pardon... ça suffit de venir à la confession et Jésus nous implante de nouveau en lui-même ; en sa vigne.

Ce retour à Jésus dépend de nous... c’est notre décision... c’est notre acte de courage... Dieu nous donne cette possibilité à chaque moment de revenir à Lui ... et il ne  nous cache pas  les conséquences de nos décisions...

 Premièrement...  l’existence en Jésus c’est une condition pour une   vie fructueuse

De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

mais aussi à la fin... 

Si quelqu’un ne demeure pas en moi,il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.Les sarments secs, on les ramasse,on les jette au feu, et ils brûlent.

Ce n’est pas pour nous effrayer... c’est pour que notre vie soit fructueuse...

Il doit nous dire la vérité parce que finalement nos fruits ne dépendent pas seulement de Lui mais aussi de nous.. nous sommes libres..

Dieu fait tout ce qu’il est possible pour que notre vie soit fructueuse...

Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.

Nous avons entendu les paroles de Jésus, dans l’allégorie du Bon Pasteur :
Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

Comment vivre en Jésus ? Comment demeurer en Lui ?

Il est nécessaire de vivre dans la grâce ... et de revenir à cet état de la grâce quand  nous nous  coupons de Lui par un grave  péché ...

Très importante est la lecture de la parole du Seigneur... elle nous permet de discerner sa volonté et de demeurer en elle... en reconnaissant cette volonté du Père nous pouvons éprouver la force et la vérité des paroles :

 Si vous demeurez en moi,et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,et cela se réalisera pour vous.

En écoutant sa parole et en la mettant en pratique nous Le suivons et nous devenons ses disciples...

Très importante est aussi notre réponse à l’appel de Jésus :

Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

Dans notre vie est inscrite la croix... il ne faut pas la chercher... mais on peut l’accueillir ou la rejeter..

Si nous l’accueillons et suivons Jésus... dans notre vie se réaliseront les paroles de l’Évangile : tout sarment qui porte du fruit, mon Pere le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage...

L’acceptation de notre croix permet à Dieu d’en profiter pour nous purifier...

Et enfin... Pour demeurer en Jésus, le plus important est de vivre dans une  relation proche avec Lui...  par la prière et avant tout par la communion qui est le signe de cette relation avec Lui et avec nos frères et sœurs...

 

IV dimanche de Paques

 

Je me rappelle le témoignage d’une jeune fille qui a visité avec sa classe et son catéchiste le monastère des sœurs Carmélites...

C’était la communauté des sœurs qui ont décidé de consacrer leur vie à la prière, en étant toute leur  vie derrière les murs du cloître ...

Les jeunes sont arrivés au monastère et ont attendu une religieuse devant une  grille à une petite fenêtre ...

Ils se sentaient un peu comme dans un ZOO... ou dans une prison, en pensant qu’ils regarderaient une personne triste comme les loups dans le parc animalier..

Quand la religieuse est venue les jeunes ont été  surpris

La jeune fille a raconté dans son témoignage que cette rencontre était impressionnante.

La religieuse les a surpris avec sa joie, sa connaissance de  la vie et des problèmes du monde, avec sa liberté extérieure...

Les jeunes étaient devant les grilles mais ils se sentaient plus enfermés  que cette sœur... ils se sentaient comme si c’étaient eux, qui étaient enfermés derrière les grilles... 

En sortant du monastère  l'un des jeunes a dit : nous pensions que ces sœurs sont pauvres, enfermées derrière les grilles mais pendant cette visite j’ai eu  l’impression que cette religieuse a découvert la porte vers la liberté et que nous, nous avons seulement un grand enclos de liberté...

Oui, des enclos peuvent être différents ...

Maintenant quelqu’un peut dire que nous avons un enclos de moins de 10 km de rayon ...

Un autre peut ajouter... c’est mieux que l’année dernière quand notre enclos en  avait seulement un...

 Chacun  peut voir son propre  enclos  dans ses conditions de vie…..

Il est né dans un petit village, dans une famille concrète avec ses limites, ... dans un environnement un peu enfermé... et il consacre  sa vie à s’arracher de son environnement, à changer l’ endroit où  il vit...

Pour les autres, leurs enclos peuvent être , leur maladie, leur solitude, leurs limites  psychologiques et sociales...

Et nous, les chrétiens ... qu’est-ce que nous pensons en entendant que Jésus nous rassemble dans son enclos... ?

 Qu’est-ce que nous pensons en entendant que son Église est notre enclos ?

Pour le comprendre essayons de regarder Jésus...

Il était né dans une famille très pauvre, il a habité dans un petit village qui avait une mauvaise réputation ... il a travaillé la majorité de sa vie dans un atelier en tant que  charpentier...

Il a accomplit sa mission dans une province oubliée, loin de Rome, loin des centres de la vie de cette époque...

il était entouré par les Douze... c’étaient des gens simples, pas cultivés... des pêcheurs, un publicain... et de l’autre côté par ceux qui n’ont pas accepté son enseignement, qui l’ont attaqué et ont  essayé de l’exposer à l’épreuve..

Toute sa vie il a eu un but... remplir la volonté de son Père...

C ‘était sa nourriture, son sens de la vie, son quotidien..

Et dans ces conditions, qui semblaient limiter Jésus,  il était totalement libre ...

Rien ne l’a limité... ni les conditions de vie et les personnes qui l’entouraient... ni même la peur, la souffrance, le rejet et la mort...

Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même.
J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :
voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père.

Voila l’enclos de Jésus... : Ce sont les commandements de Dieu ; le commandement de l’amour...

Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ;

c’est la volonté de son Père  que Jésus a remplie jusqu’à la fin ...

Ces commandements  nous limitent ... nous ne pouvons pas faire n’importe quoi...

Mais, en même temps ils nous rendent libres...

C’est le paradoxe de la liberté chrétienne

L’acceptation des limites des commandements de Dieu nous libère ...

et la vie contre ces commandements mène vers la captivité du péché

Dieu ne veut pas avoir des esclaves mais il nous appelle à être ses enfants...

Bien-aimés,  - écrit Saint Jean - voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes.

En Jésus, en Le suivant, nous devenons les enfants de notre Père...

Nous devenons libres comme Lui-même..

Dans cette liberté nous sommes appelés à  répondre à notre vocation...

Nous pouvons le faire en suivant Jésus dans  une  vie consacrée à une mission concrète, dans la vie familiale, dans la vie des religieux ou religieuses , dans la vie des diacres, des prêtres...

La vocation chrétienne se réalise dans l’amour et si quelqu’un veut découvrir sa vocation ... il est bien de s’interroger... sur quel chemin  serai -je capable d’aimer davantage... ?

Il n ‘y a pas de vocation pour un égoïste qui vit seulement pour lui-même...

Et pour réaliser cette vocation par l’amour il faut être libre...

Jeudi saint dans le geste du lavement des pieds  , Jésus nous a donné un exemple de  service.. .

Il a dit: « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.

Jésus était totalement libre c’est pour cela qu’il peut être notre serviteur... 

En Jésus, en Le suivant, le service ne  nous humilie pas, ne  nous déprécie pas, ne nous utilise pas ...

Prions aujourd’hui... pour les jeunes qui désirent vivre en plénitude, en amour auprès de Dieu et des autres...

Prions pour les jeunes pour que Dieu les libère ...

pour qu’ils  découvrent leur vocation et l’ accueillent avec ouverture de leur cœur et avec joie..

 

III dimanche des Paques

 

Imaginez vous que quelqu’un publiquement commence à vous accuser comme l’a fait Pierre dans les Actes des Apôtres ?

Imaginez – vous que quelqu’un au centre - ville , au marché, commence  à vous dire:

Vous avez renié le Saint et le Juste,
et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
Vous avez tué le Prince de la vie,

vous l’aviez livré, vous l’aviez renié...

Cela  n’a  pas  dû être  agréable pour les auditeurs de Pierre... : entendre qu’ils sont des traîtres et des meurtriers  d’ une personne innocente, sainte et juste..

Certains pouvaient dire à Pierre...de quel droit nous  accuses-tu ? Toi qui a renié ton maître trois fois ?

Les autres, comme les pharisiens, voulaient  faire taire les disciples de Jésus, par les menaces, les persécutions, en  les jetant en prison...

D’autres,  au jour de la Pentecôte, en voyant et en entendant des Apôtres   se moquaient et disaient : « Ils sont pleins de vin doux ! »

Et enfin, plusieurs, comme disent les Actes des apôtres : furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? ...

Et nous ?

Quelle est notre réaction quand quelqu’un nous accuse ?

Souvent... nous ne voulons pas culpabiliser...

Nous nous défendons, nous essayons de nous justifier, nous nous enfermons... parfois nous voulons déprécier  cette personne qui parle mal de nous, nous nous moquons d’elle , nous montrons ses fautes  ou nous essayons de la faire taire ...

... Est-ce qu’ il arrive aussi que nous ouvrions notre  cœur et que nous cherchions dans les paroles d’accusation la vérité ?

 Est-ce qu ‘il arrive que nous permettions que  notre cœur soit touché  par des paroles qui nous offensent... ?

 

Pourquoi Jésus a-t-il donné sa vie pour nous sur la croix ?

Nous répondons vite... pour notre salut...

Mais nous savons qu’ il faut accueillir cette grâce du salut...

il faut permettre à Dieu de nous sauver ...

il faut prendre une décision personnelle, se convertir, faire confiance et confesser comme Saint Thomas :  Mon Seigneur et mon Dieu

mais pour le faire il est nécessaire d’ouvrir son cœur et de permettre à Dieu de toucher notre cœur... pour accepter , comme les auditeurs de Pierre : « nous sommes coupables... »

c’est moi, qui  suis cette personne qui a trahi Jésus

c’est moi qui suis cette personne qui l’a tué par mes péchés...

 

Pourquoi Jésus a-t-il donné sa vie pour nous sur la croix ?

Aussi pour cela : pour que l’Esprit saint vienne  chez nous

Et quel est  le rôle de l’Esprit Saint ?

Jésus nous a dit :

il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.

Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement.

En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.

En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.

En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.

Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière.

C’est le don de l’Esprit Saint, c’est son rôle : nous convaincre de notre culpabilité ;

nous conduire à l’acceptation de notre faute...  pas pour nous condamner mais pour nous sauver...  pour nous ouvrir à la miséricorde de Dieu...

 

Dimanche dernier nous avons entendu beaucoup de paroles sur la miséricorde de Dieu :

Jésus a dit à Sainte Faustine :

« Ma fille, regarde Mon Cœur miséricordieux...  parles de mon inconcevable Miséricorde. Les flammes de Ma Miséricorde Me brûlent...

Proclame que la Miséricorde est le plus grand attribut de Dieu. ...

De toutes Mes Plaies, comme d’un ruisseau coule la Miséricorde pour les âmes. ... la blessure de Mon Cœur est la source de l’insondable Miséricorde. De cette source jaillissent toutes les grâces destinées aux âmes. Les flammes de la pitié me brûlent. ...

J’ai ouvert mon cœur, en tant que source vivante de miséricorde, que toutes les âmes y puisent la vie, qu’elles s’approchent de cet océan de miséricorde avec une très grande confiance.

 

Chacun de nous peut venir et puiser à cette source de la miséricorde mais....  

il doit accepter qu’il a besoin de cette miséricorde...

Cette miséricorde Jésus la donne à tous...

mais tout le monde  ne profite pas  de cette grâce...

pour l’obtenir il est nécessaire d’accepter : je suis coupable... je suis pécheur...

 

Saint Matthieu a écrit :

Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.

Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »

Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.

Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

 

Jésus a dit a Saint Faustine :

Exhorte les âmes à une grande confiance, en l’abîme de Ma Miséricorde. Que l’âme faible et pécheresse ne craigne pas de s’approcher de Moi, car même si elle comptait plus de péchés qu’il n’y a de grains de sable sur terre, tout sombrera dans le gouffre de Ma miséricorde.

 

Esprit Saint qui est venu établir  la culpabilité du monde pour que la conversion soit  proclamée en nom de Jésus ,pour le pardon des péchés, à toutes les nations...

qui est venu ouvrir nos cœurs à la grâce de la miséricorde de Dieu...

garde -nous contre l’attitude des pharisiens...

réveille  en nous le désir de la conversion...

ouvre nos cœurs pour qu’ils soient capables de nouveau de faire confiance

 

Dimanche de la Misericorde

 

Nous célébrons aujourd’hui dans l’église la fête de la Miséricorde de Dieu.

La source de cette solennité sont les apparitions durant lesquelles Jésus s’est adressé à sœur Faustine en disant que cette fête est le grand désir de son cœur..

En 1936, Sainte Faustine a inscrit les paroles de Jésus...

Ma fille, parle au monde entier de Mon inconcevable miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les écluses de Ma miséricorde sont ouvertes. Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes, qui s’approcheront de la source de Ma miséricorde. Toute âme qui s’approchera de la confession et de la Sainte Communion recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition. En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoule la grâce. Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l ‘écarlate. ...  La fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles. Je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de Ma Miséricorde.  ...

En lisant la parole de Dieu de ce dimanche et Le Petit Journal de Saint Faustine,  je me suis interrogé:  pourquoi Jésus a-t-il  désiré cette Fête aujourd’hui , une semaine après les Pâques... ?

Les paroles de la deuxième lecture me rappellent la rencontre de Jésus avec Nicodème...  Vous souvenez - vous  de cette conversation nocturne?  Cet homme vient à Jésus et il entend  ses paroles qui sont pour lui très difficiles...

« Amen, amen, je te le dis : si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. »

Nicodème qui était un homme juste ;  un rabbi d’Israël... cela veut dire...  qu’il était un homme bon qui accomplissait fidèlement les commandements de Dieu ...  a été  surpris.. il a su que Jésus s’adressait personnellement à lui... et il a demandé:

« Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? »

Mais Jésus a  seulement  répété :   « Amen, amen, je te le dis : si un homme ne naît de l’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 

 

Qu’est-ce que cela signifie dans le contexte de cette Fête ? Nous avons entendu les paroles de Saint Jean :

Bien-aimés, celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ;
... Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.

 

Tout ce que Jésus a fait pour nous ... en donnant sa vie pour notre salut...

Tout ce que nous avons vécu la semaine dernière : les évènements du Jeudi Saint, du Vendredi Saint et du Jour de la Résurrection...

Tout peut être  inutile dans notre vie,  vain... sans la réponse de notre  foi...

Dieu ne nous sauve pas automatiquement... Jésus ne peut pas nous sauver de force, sans notre engagement ... il faut naître de nouveau grâce à la foi...

Et cette fête est un grand appel de Jésus , un grand cri de Dieu : croyez en moi ! faites  moi confiance !

Durant  les apparitions de Sainte Faustine, Jésus parle souvent de sa souffrance, de sa douleur.. qui sont causées par l’indifférence et le manque de foi...

Faustine a écrit les paroles du Seigneur : Écris : Tout ce qui existe est enfoui au cœur de Ma Miséricorde, plus profondément que l’enfant dans le sein de sa mère. Que l’incrédulité en Ma Bonté Me blesse douloureusement ! Ce sont les péchés de méfiance qui Me blessent le plus douloureusement.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui nous voyons deux évènements . Au jour de la résurrection Jésus vient à ses disciples il leur a montré ses mains et son côté et les disciples étaient remplis de joie en voyant le Seigneur.

Mais l’un des Douze, Thomas, n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

 

Je ne croirai pas ! C’est un cri du monde qui s’élève du premier acte  de méfiance d’Adam et d’Eve au jardin, au début de la création jusqu’à aujourd’hui...

 

Jésus comprend ce cri... il sait qu’il est causé, avant tout, par la souffrance du monde...

Jésus connaît cette souffrance, cette douleur du monde .. et dans ses apparitions  à Sainte Faustine il distingue le défaut de confiance   des âmes qui l’ont connu et qui n’ont pas connu son amour.. La sœur Faustine a écrit :

Jésus se plaignit ainsi: « La méfiance des âmes Me déchire le Cœur, mais la méfiance d’une âme choisie Me fait encore plus mal. Malgré la Miséricorde dont Je l’inonde, elle se méfie de Moi. ... et une autre fouis elle a noté :

Jésus s’est plaint à moi de l’infidélité des âmes choisies – leur manque de confiance après la chute blesse encore plus mon cœur. Si elles n’avaient pas connu la bonté de mon cœur, cela me serait moins douloureux.

Jésus comprend les doutes de Thomas et le manque de confiance  du monde... c’est pour cela que huit jours après sa résurrection, aujourd’hui ,  il vient encore une fois au Cénacle... spécialement pour Thomas et pour ceux qui n’ont pas cru...

Jésus sait que seulement la proximité de  son cœur ouvert... seulement ce moment dans lequel, comme Thomas, ... nous pouvons toucher ses plaies... peut briser notre cœur.. Il a dit à Faustine : Si ma mort ne vous a pas convaincues de mon amour, qu’est ce qui vous convaincra...

Jésus nous dit aujourd’hui... : Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d’être incrédule, sois croyant.

 

Oui, quand nous nous approchons de lui, de son cœur, ... nous pouvons voir son corps blessé, son cœur transpercé..

nous pouvons voir sur son corps toutes nos blessures qu’il a pris sur lui –même

selon les paroles d’Isaïe :

En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. ...
Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris.

Quand nous nous approchons de lui nous pouvons voir sur son corps

toutes nos souffrances qui nous empêchent de croire en lui...

nous pouvons voir sur son corps toutes les blessures que nous avons éprouvées dans notre famille, de la part de nos proches... dans ce monde brutal... 

toutes les tracasseries que nous avons subies dans notre communauté, dans l’Église...

 

Cette fête de la miséricorde nous invite à nous approcher de lui ... comme Thomas avec toute notre incrédulité.. je pense que c’est pour cela que  cette image est si importante... Jésus nous donne ce signe pour avoir la possibilité de voir et de toucher son corps...  ses plaies...  ses blessures ...

Dans les apparitions de sainte Faustine Jésus désire nous donner son image, il s’est adressé à sœur Faustine :

Je présente aux hommes un moyen, avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la Miséricorde. Ce moyen, c’est cette image, avec l’inscription : « Jésus, j’ai confiance en Vous!

Il a expliqué  la signification de cette image en disant : Ces deux rayons indiquent le Sang et l’Eau : le rayon pâle signifie l’Eau, qui purifie les âmes ; le rayon rouge signifie le Sang, qui est la vie des âmes. . . Ces deux rayons jaillirent des entrailles de ma Miséricorde, alors que Mon Cœur, agonisant sur la croix, fut ouvert par la lance.

Pour nous, ces rayons signifient les sacrements durant lesquels nous  pouvons toucher le cœur de Jésus... le sacrement de la réconciliation qui nous purifie et l’Eucharistie  qui nous nourrit... Quand nous nous approchons de Jésus dans ces sacrements nous touchons ses plaies et il touche nos blessures

Il a dit à sœur Faustine : 

Pendant Ma fête, la Fête de la Miséricorde, tu vas parcourir le monde entier et amener les âmes défaillantes à la source de Ma Miséricorde. Je les guérirai et les fortifierai.

Cette  image veut nous rappeler des paroles de Jésus à Sainte Faustine : Les grâces de ma miséricorde se puisent à l’aide d’un unique moyen – et c’est la confiance.

Et cette image est un appel pour que nous pratiquions  la miséricorde, Faustine a noté les paroles de Jésus :

Par cette image, Je donnerai beaucoup de grâces aux âmes, et on doit leur rappeler les exigences de Ma miséricorde. Ma fille, si par toi, J’exige des gens le culte de Ma miséricorde, toi la première, tu dois te distinguer par cette confiance en Ma miséricorde. J’exige de toi des actes de miséricorde qui doivent découler de ton amour pour Moi. Tu dois témoigner aux autres la miséricorde, toujours et partout. Tu ne peux pas t’en écarter, ni t’excuser, ni te justifier. Je te suggère trois moyens pour exercer la miséricorde envers le prochain : Le premier c’est l’action. Le second, la Parole. Le troisième, la prière.

 

Dimanche de Paques

 

Il y a presque deux ans , avant  la Covid, quand la vie se déroulait  normalement et que les réunions de plus de six personnes étaient possibles...  nous avions organisé les projections de films à Saint Savin...

Un mois , nous avons regardé un film basé sur des faits réels..

C ‘était l’ histoire d’un couple. L’ homme, Lee, était journaliste à Chicago, il avait gagné le prix Pulitzer ; la femme, Leslie,  élevait sa fille et était enceinte d’un fils.. Ils étaient athées...

Et un jour,alors qu’ils étaient  au restaurant, leur fille  a presque perdu la vie ...

Elle a été sauvée par une infirmière qui a considéré  qu’elle ne s’était  pas trouvée  dans ce restaurant par hasard, mais grâce à Dieu...

A partir de ce moment Leslie a commencé à ouvrir son cœur à la grâce de la foi...

Elle est entrée dans la relation personnelle avec Jésus...

Mais son mari ne voulait pas l’accepter...

Il a décidé de discuter la foi de sa femme...

Il a cherché la réponse à la question : Quelle est la vérité , la plus importante dans la foi chrétienne ? il voulait attaquer le fondement de notre foi... pour détourner sa femme de ce chemin...

Rapidement il a découvert que le fondement de notre foi est la résurrection de Jésus...

Ce n’était rien  de révélateur...

Saint Paul a écrit déjà :

Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;

et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.

Et ce journaliste a commencé à chercher les arguments contre la résurrection pour convaincre sa femme...

Il les a prospectés  chez les spécialistes : les archéologues, les médecins, les psychologues, les historiens, ...

 Il a rassemblé les résultats de son enquête dans un  livre qui a été  la base du scenario de ce film...

Mais ça suffit... je fais un spoiler.. je vous encourage à regarder ce film pour vous  poser  vous-même la question : sur quelle base est construite ma foi en la  résurrection.. ?

 

C’est une  question vraiment fondamentale pour notre foi..

Il ne s’agit pas seulement  de questions théologiques... de méditations sur les contenus bibliques...

La question de la résurrection de Jésus c’est la question de notre résurrection... de notre vie après la mort

Quand Jésus a appris que son ami, Lazare, était  décédé ... il est venu à sa maison...

Avec les sœurs de Lazare, Marie et Marthe, il est arrivé au tombeau de son ami et il dit à Marthe :  « Ton frère ressuscitera. »

Marthe a repris : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »

Jésus lui a dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

 

Qu’est –ce que ces paroles nous disent aujourd’hui ?

Jésus nous demande personnellement : Crois tu en moi ?

De cette foi dépend ta vie !

Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra .. .

Crois-tu cela ?

Je pense... que ces questions doivent toucher chaque cœur...

Surtout maintenant dans ce temps de l’épidémie, quand la foi dans  le progrès de la médecine.. la foi dans notre pouvoir ... la foi dans nos possibilités a été secouée...

Peut-être  que la question : est-ce qu’il y aura quelque chose après la mort... est l’une des dernières interrogations que se posent les personnes  qui  ont presque  perdu leur foi...

Les gens  viennent encore et seulement aux obsèques...

 

Alors qu’est-ce que ce jour de Pâques nous dit de la résurrection de Jésus ?

D’abord..  la résurrection est une  question de  foi... les femmes et les disciples ont vu le tombeau de Jésus vide mais ce n’était pas encore une preuve de la résurrection..  Nous voyons la réaction de Marie Madeleine.. elle ne pense pas que Jésus a ressuscité... elle dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Jésus
souvent a parlé de la résurrection ; de sa résurrection, mais même ses proches : ses amis, ses disciples, ne l’ont pas compris... Les juifs avaient dans leur  religion une idée de la résurrection, mais,  au dernier jour...

Quelque chose comme la résurrection de Jésus les dépassait complètement...

parce que c’était  une réalité qui était  une nouveauté... qui était  une surprise...

à cause de cela , ce n’était pas facile de  croire mais grâce à cela la résurrection était tellement véridique..

Les disciples de Jésus aussi ont dû croire..  et ce n’était pas facile...

Saint Luc a raconté ce qui s’est passé le soir de ce dimanche :

Jésus, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »  Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.

 

Jésus vient à ses disciples mais ils ne peuvent pas le reconnaître : Marie Madeleine dans le jardin, les disciples sur la route à Emmaüs, les apôtres au bord de la mer  de Genezareth...

 

Jésus a provoqué la résurrection de Lazare... Le frère de Marie et Marthe est sorti du tombeau, mais Lazare est revenu à sa vie d’avant sa mort... comme souvent les gens qui reviennent à la vie grâce à  la réanimation...

La résurrection de Jésus n’est pas  le retour à la vie de Jésus d’avant sa mort...

 

Jésus revient dans un  corps, mais ce n’est pas un  corps comme le notre...

C’est un corps qui n’est pas limité par le temps et l’espace... il existe dans une autre dimension

 

Alors..  Ils ont dû croire... comme nous..

Chacun d’eux  a eu  son propre chemin vers la foi... pour Jean, il  a suffi de voir les linges qui sont tombés ... pour Thomas , il a été  nécessaire de  toucher les plaies de Jésus.. pour Marie Madeleine, il a suffi d’ entendre  son prénom dans le jardin...

Mais ils ont passé le chemin de la foi

Et en même temps ils ont reçu plus que nous...

Saint Luc a continué le récit de la rencontre de Jésus avec ses disciples :

Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !

Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.

Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »

Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux.

Puis il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour ...

Les disciples ont eu des expériences particulières...

Saint Pierre a raconté cela aujourd’hui :

Dieu l’a ressuscité le troisième jour.
Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple,
mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,
à nous qui avons mangé et bu avec lui
après sa résurrection d’entre les morts.

 

Les rencontres des disciples avec Jésus, ce ne sont pas seulement des rencontres mystiques, pendant la prière, pendant l’Eucharistie...

Ils ont eu l’expérience de la rencontre avec Jésus Ressuscité qui a changé totalement leur vie ... et elle a changé et change le monde...

Ils ont été choisis pour être les témoins particuliers de cette expérience et ils ont donné leur vie pour ce témoignage...

Nous avons besoin de ces témoignages des disciples de Jésus qui ont vécu il y a 2000 ans... et encore plus des témoignages des disciples qui vivent à côté de nous,  nous avons besoin d’ arguments, de réponses... nous avons besoin des films... comme cette image dont je vous ai parlée..

Ces témoignages fortifient notre foi... elle ne peut pas être inconsciente, stupide..

mais finalement ... nous sommes en face du tombeau vide de Jésus et nous devons faire seuls ce acte, ce choix,  de la foi, de la confiance ...

Jésus nous demande personnellement aujourd’hui : crois tu en moi ?

... frère et sœur ... tu peux répondre : je ne peux pas.. j’ai beaucoup de doutes..

Par quoi  faut -il commencer ?

Il faut d’abord vouloir... si tu veux croire.. demande ! prie !

La foi est un don, est une grâce,  que Dieu veut te donner...

Demande – Lui...

La parole de Dieu te l’a  promis : c’est le message de la foi que nous proclamons. En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.

La foi nous donne  la réalité du salut qui commence maintenant et ici

La foi ouvre nos yeux... ouvre notre vie à de  nouvelles perspectives...

Elle nous retire la peur, elle nous donne l’espérance..

La foi  nous donne une relation incroyable avec Dieu...

L’expérience de l’amour infini..

Elle nous offre vraiment une  nouvelle vie ..

 

Le cinquième dimanche du Carême

 

Nous nous approchons des Fêtes pascales... et de ce moment,   le plus important de ces Fêtes...  le renouvellement de notre alliance avec Dieu pendant la Veillée Pascale...

Notre renouvellement de baptême sera précédé par la proclamation de nos réponses aux questions :

Pour vivre dans la liberté des enfants de Dieu, rejetez-vous le péché ?

Oui, je le rejette.

Pour échapper au pouvoir du péché, rejetez-vous ce qui conduit au mal ?

Oui, je le rejette.

Pour suivre Jésus-Christ, rejetez-vous Satan qui est l’auteur du péché ?

Oui, je le rejette.

Croyez-vous en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ?

Je crois.

Croyez-vous en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui est né de la Vierge Marie, a souffert la passion, a été enseveli, est ressuscité d’entre les morts, et qui est assis à la droite du Père ?

Je crois.

Croyez-vous en l’Esprit-Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, au pardon des péchés, à la résurrection de la chair, et à la vie éternelle ?

Je crois.

Ce sera un moment où nous exprimerons avec une conscience plus grande... que nous voulons commencer une nouvelle vie d’ enfants de Dieu...

Nous voulons nous préparer à ce moment en accueillant le sacrement du pardon...

La confession est un signe que le rejet de nos péchés n’est pas qu’une déclaration, mais qu’il se fait réellement ... concrètement ...

Le sacrement de la réconciliation exprime le sens profond des Fêtes Pascales : la sortie du péché, la libération du mal, le renouvellement de l’alliance avec Dieu...

Aujourd’hui le prophète Jeremie nous a parlé de cette alliance

Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur.
Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant :
« Apprends à connaître le Seigneur ! »
Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.

Nous voyons que cette alliance consiste en  la connaissance de Dieu... consiste en la foi...

Et nous savons bien que dans les écritures de Saint Jean « connaître quelqu’un» cela veut dire « avoir une relation avec lui» ...

Connaître Jésus cela signifie avoir des liens d’amitié avec Lui...

Est-ce que je peux dire que j’ai cette connaissance de Jésus... ?

Est-ce que je peux dire que ma relation avec Lui est vraie ? est profonde ? est permanente ? C’est une réponse à la question : quelle est ma foi ?

Si j’ai perdu ma relation avec Dieu, si j’ai affaibli ma foi... j’ai encore deux semaines de ce Carême pour m’interroger : pourquoi ? qu’est ce qui c’est passé avec ma foi ?... C’est cette question, qui a été posée par le pape : ...  es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?

Alors pourquoi pourrai-je perdre ma relation avec Dieu ?

La cause la plus importante, ne doit pas être mes faiblesses, mes péchés...

Nous avons entendu : Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés...

Le problème le plus grave... c’est l’indifférence, l’insensibilité et la superficialité.. elles tuent les relations... elles causent le manque de foi...

Est-ce que dans notre vallée habitent des gens qui commettent  de grands péchés?

Je ne crois pas...  Je vois les gens qui sont des hommes bons... qui travaillent.. qui s’occupent de leur famille... qui aident leur prochain... qui aiment la nature... qui sont vraiment bienveillants... mais...

Est-ce qu’ils ont une relation profonde avec Jésus... ? ... Est-ce qu’ils croient en Jésus? Beaucoup parmi eux déclarent que non... Ils sont perdu leur foi...

La relation avec Dieu c’est quelque chose d’ indifférent pour eux... qui peut ne pas exister dans leur vie..

c’est notre peine, notre douleur... ce sont nos frères et nos sœurs... ce sont des personnes qui sont entrées dans l’alliance avec Dieu par leur baptême...

cela ne peut pas être indifférent pour nous parce que nous connaissons les paroles de Saint Paul :

 ... C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.

Qu’est-ce que nous pouvons faire ?

D’abord et avant tout vivre notre foi, vivre cette alliance de notre Baptême

Renouveler et fortifier notre relation personnelle avec Jésus... dont découle notre témoignage.. et de la foi vont découler nos actions, notre comportement, nos attitudes..

Jean Paul nous a laissé une lettre qui est un programme pour le nouveau millénaire ou il fait référence à l’Évangile d’aujourd’hui ‘hui... :

« Nous voulons voir Jésus » (Jn 12,21). Cette demande, présentée à l'Apôtre Philippe par quelques Grecs qui s'étaient rendus en pèlerinage à Jérusalem à l'occasion de la Pâque, résonne aussi spirituellement à nos oreilles … . Comme ces pèlerins d'il y a deux mille ans, les hommes de notre époque, parfois inconsciemment, demandent aux croyants d'aujourd'hui non seulement de « parler » du Christ, mais en un sens de le leur faire « voir ».

Notre témoignage se trouverait toutefois appauvri d'une manière inacceptable si nous ne nous mettions pas d'abord nous-mêmes à contempler son visage. »

Contempler le visage de Jésus pour le connaître... pour entrer en relation avec Lui.. c’est un chemin que nous indique le pape pour notre temps..

Est-ce qu’il y a en nous ce désir qui a accompagné les Grecs de l’Évangile ?

« Nous voudrions voir Jésus. »
Paradoxalement...

En ce jour quand nous entendons ces paroles, dans  plusieurs pays est  préservée la tradition de recouvrir les croix...

Quel est le sens de ce signe aujourd’hui ?

Dans la vie quotidienne... la présence d’une personne qui vit à côté de nous  peut devenir une habitude...

Nous pouvons nous arrêter de voir cette personne... de voir son amour, de découvrir sa valeur dans notre vie...

Souvent , et malheureusement... nous découvrons comment cette personne était importante et proche... quand nous la perdons... quand elle nous quitte...

La croix de Jésus est couverte pour découvrir à nouveau qui est Jésus pour nous, pour renouveler notre relation avec Lui..

pour sortir de l’indifférence et de la superficialité...

pour chercher le visage de Jésus profondément... aussi en nous et en notre prochain...

Vendredi Saint son visage sera découvert ...

Son amour sera découvert à nouveau...

L’amour infini resplendissant.. étonnant et incroyable..

Nous verrons son amour qui veut nous attirer

... quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes.

Permettons à Jésus de nous attirer de nouveau vers son cœur...

 

Le quatrième dimanche du Carême

 

Je me souviens quand nous avons partagé cet Évangile avec les jeunes...

Nous avons lu ces paroles  ...

Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ...

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,mais pour que, par lui, le monde soit sauvé....

pour plusieurs d’ entre eux ces paroles étaient les plus importantes dans la Bible...

certains ont dit qu’elles sont le résumé de l’Évangile

et aujourd’hui elles sont pour nous la source de la joie...

mais nous avons continué à  lire cet Évangile ...
Celui qui croit en lui échappe au Jugement,celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. ...

et après nous avons lu ce passage sur la lumière et les ténèbres

et ces paroles ont jeté dans notre esprit une confusion...

D’abord nous avons entendu ...

Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde....

Après l’Évangile nous parle du  Jugement...

Et ce jugement, c’est la venue de la lumière dans le monde...

c’est la venue de Jésus...

Saint Jean commence son Évangile par les paroles :

Au commencement était le Verbe... Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.

Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.

 

Est-ce que dans ce dimanche de joie nous ne pouvons  pas nous arrêter aux paroles sur l’amour de Dieu ?

Pourquoi l’Église nous propose -t- elle de lire aussi au sujet du  jugement et des ténèbres ?

Je pense que c’est pour cela que la foi peut nous donner la vrai joie uniquement dans la vérité.

Saint Jean a écrit :

Nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite.

Tel est le message que nous avons entendu de Jésus Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres.

Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité.

Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.

 

Alors qu’est-ce que nous dit l’Évangile d’aujourd’hui... ?

D’abord, pour être plus fidèle au texte original ..

Il est mieux de dire : Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour condamner le monde,non pas pour rendre le jugement mais pour que, par lui, le monde soit sauvé....

Il y a un jugement, il y aura un jugement final mais Dieu ne veut pas nous condamner. Il a envoyé son Fils pour que par Lui, le monde soit sauvé....

Et dans ce tribunal Jésus nous envoie, nous donne, son Esprit, qui est notre Avocat...pour  qu’il agisse dans notre vie afin que nous évitions  la condamnation, pour que nous soyons sauvés... celui qui est un procureur c’est Satan dont parle le livre de l’Apocalypse :

Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le Serpent des origines, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier.... Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! Car il est rejeté, l’accusateur de nos frères, lui qui les accusait, jour et nuit, devant notre Dieu.

 

Jésus est venu nous sauver... mais le salut n’est pas une réalité automatique..

Le salut est comme une rançon, comme une caution que Jésus a payée en versant son sang...

Quand cette caution a été réglée sur la croix, les portes de la  prison du péché, de la mort, ont été ouvertes...

Nous sommes libérés, nous pouvons sortir de cette prison... mais personne ne peut nous arracher de cet endroit par la force..  ( ou bien « de force «)

Dieu ne peut  pas nous forcer à  Lui faire confiance et à  l’aimer...

Il a tellement aimé le monde... mais la réponse à cet amour dépend de nous...

Il peut nous attirer, il peut nous donner son Esprit qui veut nous apprendre à aimer... mais si nous ne voulons pas sortir de notre prison.. nous nous condamnons...

C’est la peine... c’est la plus grande souffrance de Dieu... voir ces enfants dans les ténèbres.. mais c’est possible... 

La lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

Le jugement de la lumière consiste dans le fait que nous, les chrétiens, ne pouvons pas dire : je ne savais pas... je n’étais pas conscient.. parce que nous connaissons La lumière...

Pourquoi les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière ?

 

L’Évangile a répondu : parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées

Nous voyons qu’il s’agit d’un mécanisme du mal... d’une spirale du pèché... un cercle fermé...

Les actions mauvaises provoquent l’entrée dans les ténèbres... le séjour dans les ténèbres est la cause les œuvres du mal

Est-ce que normalement un homme veut vivre dans les ténèbres ? Je pense que non... Pourquoi  ne veulent-ils  pas sortir de cette nuit ?

En cherchant la réponse à cette question nous pouvons aussi découvrir pourquoi nous avons des problèmes avec le sacrement du pardon....

Ce sacrement est le  chemin de la sortie de ces ténèbres du péché...

Nous avons entendu : il ne vient pas à la lumière,de peur que ses œuvres ne soient dénoncées

Alors la première raison c’est la honte

Quelqu’un a dit que le diable nous prend la honte avant de pécher et il nous la rend  avant la confession...

La honte est l’une des causes pour lesquelles les gens renoncent au sacrement du pardon... Chacun de nous a eu  cette expérience...

Nous pouvons nous imaginer...

Si dans notre maison il y a du désordre, tout est sale... nous avons  honte  d’inviter quelqu’un à la maison..

nous savons comment nous nous sentons quand quelqu’un  remarque que notre corps , nos vêtements sont sales...

et en demeurant dans ces ténèbres de plus en plus nous devenons moins sensibles à cet etat... nous cessons de voir que nous sommes sales et qu’autour de nous il y a du désordre

Quand j’ai   le bazar dans ma chambre cela suffit d’éteindre  la lumière et je me sens mieux, tout de suite...

et quand je vois que dans la chambre de mon voisin c’est pareil ... mon bien-être s’ améliorera encore plus...

Tellement souvent on peut entendre je ne vais pas me confesser parce que ce prêtre a autant péché que moi ... ou plus...

C’est la deuxième raison qui nous empêche de sortir des ténèbres...

Nous ne voyons plus nos ténèbres... nous ne reconnaissons plus nos péchés...

Nous pensons que tout va bien

 

Souvent nous ne voulons pas laisser entrer la lumière dans notre cœur parce que nous avons peur de  changer quelque chose dans notre vie...

La paresse spirituelle  qui est appelée une acédie... peut nous paralyser...

Un homme qui connaît sa prison... sa cellule... peut avoir peur sortir à l’extérieur..

Saint Paul a demandé :  Malheureux homme que je suis !

Qui donc me délivrera de ce corps qui m’entraîne à la mort ?

Mais tout de suite il a ajouté une phrase :

Mais grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur !

Saint Paul n’a pas dit directement que ce Dieu nous arrachera des ténèbres...

parce qu’  il est conscient que Dieu ne peut pas le faire par force, contre nous –mêmes...

mais il est conscient de  l’action de grâce... il a éprouvé cette grâce... et c’est pour cela qu’il a rendu grâce à Dieu ...

N’ayons pas peur d’ouvrir la porte de notre cœur et d’introduire la lumière dans nos ténèbres...

Dieu est très délicat... il nous donnera autant de grâce , de  lumière, que nous sommes capables de supporter...

Souvent quelqu’un vient à la confession quelques fois et de temps en temps il découvre plus de choses dans sa vie... en permettant progressivement de s’éclairer par la grâce..

Nicodème est aujourd’hui pour nous un exemple...

Il était un homme juste qui a accompli les commandements de Dieu ... mais il était ouvert aux paroles de Jésus...

Il voulait vivre encore plus profondément... dans la vérité, dans la lumière de l’amour de Dieu.

 

Le troisieme dimanche du Careme

 

Pendant le Carême, l’Eglise  revient plusieurs fois sur les  évènements du livre de l’Exode..

Dans l’office de la liturgie des Heures, chaque jour, nous lisons un passage de ce livre..

C’est pour cela que l’histoire de l’Exode d’Egypte est l’image de notre exode de l’esclavage du péché...

Et c’est un objectif lors de chaque Carême et pas seulement lors du  Carême ... sortir de la captivité du péché... devenir plus libre ... découvrir son baptême grace auquel nous ne sommes pas  des esclaves mais  sommes devenus les enfants de Dieu... nous sommes devenus libres...

Les évènements sur le Sinaï ont eu un rôle très important dans  l’Exode du peuple d’Israel.. quand Dieu a transmis à Moise le décalogue, les dix commandements..

Dans ce contexte nous pouvons voir que la loi du Sinai est un élément très important sur le chemin vers la liberté, sur la route de la sortie de l’esclavage

Saint Paul a appellé la loi : un guide, un pédagogue, un éducateur...

qui nous mène vers la liberté dans Le  Christ...

Il a dit : la Loi, comme un guide, nous a menés jusqu’au Christ pour que nous obtenions de la foi la justification.

Est-ce que nous avons besoin de cet éducateur ?

Quel est le rôle de ce guide dans notre vie ?

Saint Paul dans la deuxième lecture distingue les hommes qui comprennent le mystère du Christ crucifié et ceux qui ne le comprennent pas ; pour lesquels ce mystère est scandale et  folie...

et tout de suite après ces paroles il a dit :

Nous, nous n’avons pas recu l’esprit du monde mais l’Esprit qui vient de Dieu... mais l’homme sensuel, naturel.. ne recoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elle sont une folie pour lui, et il ne peut pas les connaitre ...

Et l’Apôtre s’adresse aux Corienthiens en disant :

Frères, quand je me suis adressé à vous, je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des êtres seulement charnels, comme à des petits enfants dans le Christ.

 

Alors Saint Paul distingue trois catégories de gens : il parle d’un homme sensuel, d’un homme charnel et d’un homme spirituel...

La première catégorie ce sont les hommes qui n’ont pas recu encore l’Esprit Saint, qui n’ont pas recu la grâce de la connaissance de la foi... qui sont  paiens

Quelle est la relation de  ces hommes sensuels avec  la loi de Dieu?

Ils ne comprennent pas ses commandements.. ils n’acceptent pas l’enseignement de l’Église... l’autre traduction de la Bible dit à ces hommes sensuels :

les hommes, par ses seules capacités, n’accueille pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ...

alors ce sont les personnes qui veulent décider seules de ce qui est le bien et de ce qui est le mal...

 

Et la deuxième catégorie d’ hommes selon Saint Paul ? Les hommes charnels ?

Saint Paul a dit qu’ils sont comme les petits enfants... qui ont reçu déjà l’Esprit Saint mais ils ne comprennent pas encore tout..

Alors ils ont besoin des commandements de Dieu pour apprendre à vivre dans leur  liberté et en respectant la liberté des autres ... comme les enfants...

Pour éduquer les enfants nous leur indiquons le chemin de la vie...

Nous leur donnons des interdictions et des ordonnances ...

ne touche pas ce four parce qu’il est chaud...

laisse les allumettes parce que tu peux mettre le feu à la maison

ne mets pas le clou dans la prise électrique parce que tu peux être électrocuté

ne joue pas avec un  couteau parce que tu risques de te blesser

Ces commandements sont nécessaires pour montrer aux  enfants ce qui est  bien et ce qui est mal, pour les protéger, pour indiquer les limites de leurs liberté et leur  apprendre que la transgression de cette loi cause le mal pour eux et pour les autres...

Quand les enfants grandissent , ils n’entendent  pas: ne mets pas le clou dans la prise électrique... ils le savent, il l’acceptent mais ils entendent... : reviens à la maison avant 21 h, ne bois pas d’alcool, ne touche pas aux  drogues..

Mais petit à petit ... en grandissant, ces enfants deviennent conscients, responsables et de plus en plus libres...

 

Nous sommes appelés à être des hommes spirituels... libres...

Saint Paul a écrit aux Galates:

De même nous aussi, quand nous étions des petits enfants, nous étions en situation d’esclaves, soumis aux forces qui régissent le monde.

Mais lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils.

Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père !

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu.

Pour les hommes spirituels la loi du Seigneur, les commandements de Dieu  sont une réalité qui est acceptée totalement par eux dans la liberté...

Cela découle de l’amour auprès de Dieu, des autres et de Soi-même

L’amour de l’Esprit Saint qui dépasse la loi...

L’amour dans lequel les commandements cessent d’être des limites

Selon les paroles de Paul qui continue à expliquer aux Galates :

Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi est accomplie dans l’unique parole que voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

 

Et nous ? Ou sommes –nous ?

On peut être comme un homme sensuel qui est fermé à l’action de l’Esprit et qui rejette l’enseignement  du Seigneur .. qui veut vivre selon ses  pensées, ses commandements, ses propres projets...

On peut être comme un homme charnel qui doit apprendre à vivre dans la liberté.. qui peut se signer sous les paroles de Paul :

je suis un homme charnel, vendu au péché. En effet, ma façon d’agir, je ne la comprends pas, car ce que je voudrais, cela, je ne le réalise pas ; mais ce que je déteste, c’est cela que je fais. Or, si je ne veux pas le mal que je fais, je suis d’accord avec la Loi : je reconnais qu’elle est bonne. Mais en fait, ce n’est plus moi qui agis, c’est le péché, lui qui habite en moi.

On peut être comme un homme spirituel.... comme un enfant libre de Dieu

 

Quand nous faisons la préparation avant le sacrement du pardon, avant la confession... nous lisons souvent l’Évangile de saint Luc  sur les deux fils et le père

Nous voyons dans cet Évangile l’image de notre retour vers notre Père aux cieux...

Le retour que nous faisons pendant ce sacrement de la réconciliation

Mais nous savons que cet Évangile raconte l’histoire de deux fils qui ne sont pas libres... qui ne se sentent pas les enfants de leur  père...

L’un a quitté la maison en cherchant la liberté à l’extérieur... l’autre est resté à la maison mais il a senti que cette maison ne lui  appartenait  pas . il a travaillé pour son père en se sentant comme  un esclave dans leur maison..

La parabole nous raconte que le père doit sortir et chercher ses fils pour qu’ils deviennent vraiment ses enfants...

L’amour du père a changé  leur cœurs ...

C’est le sens du sacrement du pardon...

Retourner vers Dieu pour devenir davantage  son enfant...

Pour devenir plus libre

Pour éprouver son amour qui nous libère

Je vous souhaite de  vivre  cette expérience pendant chaque confession

 

En effet – dit Saint Paul - , nous tous ceux qui nous laissons conduire par l’Esprit de Dieu, nous sommes  fils de Dieu.

Nous n’avons pas reçu un esprit qui fait de nous des esclaves et nous ramène à la peur ; mais nous avons reçu un Esprit qui fait de nous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père !

.

 

Le deuxieme dimanche du Careme

 

Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah,
et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai.

Moriah... ce nom signifie un endroit ordonné, considéré par YHWH. Selon la tradition juive, c’est à la même place qu’ a été bâti  le temple de Jérusalem.

Nous lisons dans le deuxième livre des Chroniques :

Salomon commença à bâtir la Maison du Seigneur à Jérusalem, sur le mont Moriah.

Ce lieu de l’offrande d’Abraham est un endroit où ont été réalisées les paroles :

Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

Oui... En regardant Abraham qui monte sur le sommet du Moriah avec son fils unique, bien-aimé, qui souffre ;  qui est accablé, déchiré... nous voulons voir l’autre Père qui monte avec son Fils unique, bien-aimé, portant la croix, sur la même colline...

Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour l’holocauste, et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué.

Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin.

Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et le garçon nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. »

Abraham prit le bois pour l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble.

Est-ce qu’ils ont parlé en route.. ?

Je pense qu’ils ont marché dans le silence comme le père et la mère qui amènent leur  enfant au cimetière... comme nous quand nous  participons au chemin de croix...

Ce silence a été interrompu par la demande d’Isaac...

 « Mon père ! – Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? »

Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils. » Et ils s’en allaient tous les deux ensemble.

Depuis quel moment Jésus était-il conscient que sa mission  serait accomplie sur le bois de  La croix... ?

Quand Isaac a porté le bois sur son dos, il ne savait pas... Jésus en portant la croix savait...  

Qu ‘est-ce qui unit aussi ces deux innocents : Isaac et Jésus...

Ils ont fait confiance à leur Père ... totalement et jusqu’à la fin...

Isaac a  bien entendu  les paroles de son Père à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et le garçon nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. ».  Isaac savait qu’il reviendrait... il s’est confié à son Père totalement ... comme Jésus qui savait qu’il ressusciterait

 Abraham aussi savait que son fils reviendrait parce qu’il a entendu la promesse de Dieu qui a dit :

 « Oui, vraiment, ta femme Sara va t’enfanter un fils, tu lui donneras le nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui, comme une alliance éternelle avec sa descendance après lui...  et Abraham a fait confiance à Dieu totalement...

 

Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;
puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils.

A ce moment là nous entrons dans une  réalité qui nous dépasse...

C’est très difficile pour nous de comprendre ce qu’ a fait Abraham...

Nous voyons cet évènement de notre perspective  et Abraham a compris les paroles de Dieu de la perspective de son époque...

 

Mais en réalité et Abraham et nous... nous relevons le même défi... nous devons répondre à la même question...

Est-ce que je suis capable d’offrir à Dieu toute ma vie.... ? d’offrir à Dieu ce qui est le plus important dans ma vie... ?

Est-ce que je suis prêt à Lui faire confiance  totalement... ?

En nous donnant les paroles : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.

Dieu nous appelle à donner des réponses à ces questions parce que c’est le sens profond de la foi...

C’est la foi d’Abraham... qui est un exemple pour notre foi ...

En réalité, ces demandes sont des questions sur notre hiérarchie des valeurs ..

Qui ou quoi est le plus important dans ma vie... ?

Est-ce que Dieu est le premier dans ma vie... ?

Pourquoi Dieu exige-t-il de moi cette réponse, pourquoi veut -il être le premier dans ma vie et quels seront les fruits de ma décision quand je dirai : oui, je veux t’offrir ma vie... je veux que tu sois le premier dans ma vie...

je peux le savoir quand  j’essayerai de vivre en faisant confiance à Dieu..

je connais les promesses de Dieu ... mais je ne saurai pas qu’est-ce que cela signifie si je n’essaie pas de vivre avec Lui

 

Pendant ce Carême, je vous invite à réfléchir au sacrement du pardon dans notre vie..

Le point de départ de la préparation avant le sacrement de la confession est l’examen de conscience.

Souvent cette pratique est liée aux questions que nous  nous posons à nous-mêmes...

Mais la première et fondamentale demande dans l’examen de conscience c’est une interrogation sur la place de Dieu dans ma vie...

C’est une question sur ma hiérarchie des valeurs.. sur ma foi..

Je peux répondre à la  majorité des questions d’un examen  de conscience : non, je ne l’ai pas fait... je n’ai pas volé, je n’ai pas tué, je n’ai pas trahi..  mais en même temps n’être pas croyant... en même temps Dieu peut être à l’écart de ma vie...

En s’interrogeant soi-même qui est mon dieu ? ou qu’est-ce que mon dieu ? je découvre les racines de mes problèmes, de mes péchés.

Comment découvrir qui est mon dieu ? qu’est-ce que mon dieu... ?

En s’interrogeant soi-même : ‘’ pourquoi je viens ici ... pour qui ‘’?

A qui ou  à  quoi je pense pendant ma prière ?

Qui a une influence réelle sur mes décisions , sur  mes choix ?

Qui ou quoi est mon assurance ? mon appui ?

Pour qui est -ce -que je consacre mon temps ?

Si je veux avant la confession répondre à ces questions... il est bien de faire l’examen de conscience chaque jour... le mieux durant la prière du soir..

parce que chaque jour, dans mes décisions, dans mes choix, dans mon comportement je confirme, j’exprime qui est mon Dieu..

Grace à cette question fondamentale sur ma hiérarchie des valeurs je peux me convertir...  en me  rappelant qu’une conversion est le rejet  des mes dieux et le retour au vrai Dieu...

C’est le but très important du sacrement du pardon : la conversion ...

Quand je viens me confesser je veux  retourner au Seigneur

Dieu nous appelé aujourd’hui à Lui faire confiance comme l’a fait Abraham..

Il nous invite à Lui offrir notre vie ... pour qu’il nous donne tout, pour qu’il se donne Lui-même à nous.

Il n’a pas épargné son propre Fils,
mais il l’a livré pour nous tous :
comment pourrait-il, avec lui,
ne pas nous donner tout ?

 

Le premier dimanche du Careme

 

La parole de Dieu nous introduit aujourd’hui dans le sens profond du Carême

Le livre de la Genèse raconte l’histoire de Noé et la première lettre de saint Pierre explique que ces évènements de l’Ancien Testament sont une figure du baptême...

Tout le Carême nous conduit vers le Baptême... Nous terminerons cette période en renouvelant les promesses de ce sacrement durant la Veillée Pascale...

C ‘est le but du Carême : découvrir dans notre vie la grâce du Baptême,  proclamer plus consciemment : je rejette... , je crois... et apprendre à vivre la grâce de notre Baptême...

Au début du Carême nous voyons Jésus qui, après avoir été baptisé, se rend dans le  désert ... et nous sortons avec Jésus dans  notre désert pour mieux comprendre  ce que nous avons reçu pendant notre baptême...

je pense que vous comprenez bien l’importance du Baptême...

Quand j’ai accompagné dans notre paroisse des  familles préparant le baptême de leurs enfants... j’ai vu le vrai engagement des familles, j’ai perçu la volonté de se préparer vraiment profondément au baptême de leurs enfants.. c’était édifiant..

mais en même temps, nous sommes conscients que chacun de nous, pouvons  faire encore beaucoup  plus pour vivre la grâce de notre baptême...

Pourquoi sommes – nous baptisés ?

On peut trouver la réponse dans la profession de foi. Nous proclamons :

Je crois en l’Église,une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême
pour le pardon des péchés.

C’est le premier objectif de ce sacrement : nous purifier, nous faire renaître, reconstruire en nous l’image de Dieu, nous implanter dans la communauté des enfants de Dieu..

Quand au jour de la Pentecôte , Pierre rempli par l’Esprit Saint prononce l’Évangile, il dit :

 Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.

Les premiers chrétiens ont bien  compris  ce rôle du baptême.

Ils ont accueilli ce sacrement pour commencer une  nouvelle vie.

Saint Paul a écrit :

Allons-nous demeurer dans le péché pour que la grâce se multiplie ?

Pas du tout. Puisque nous sommes morts au péché, comment pourrions-nous vivre encore dans le péché ?

Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. ...

Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.

De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.Il ne faut donc pas que le péché règne dans votre corps mortel et vous fasse obéir à ses désirs.

Dans ces paroles nous voyons la  conviction que le baptême nous fait commencer une  nouvelle vie mais aussi  nous voyons la conscience de la faiblesse de l’ homme..

Le baptême est unique ... nous pouvons l’accueillir une seule fois dans notre vie... ce sacrement a supprimé  tous nos péchés.. mais nos faiblesses causent de   nouvelles chutes..

Qu’est-ce qu’ils ont fait au début du christianisme dans  cette situation...

Ils ont commencé à pratiquer la pénitence...

Dès le commencement il y avait une conviction qu’ existent des péchés graves comme : le meurtre, l’idolâtrie, l’adultère et des péchés quotidiens...

Saint Jean a écrit :

Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n’entraîne pas la mort.

Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui n’entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie, – cela vaut pour ceux dont le péché n’entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort, ce n’est pas pour celui-là que je dis de prier.

Alors, dès le commencement existait la pratique pénitentielle qui a découlé du sacrement du baptême. Saint Jean a dit :

Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice.

en même temps... plusieurs écrivains chrétiens ont pensé que quelqu ’un qui a commis les péchés les plus graves  ne peut pas recevoir le pardon... cela veut dire que la pénitence  durerait jusqu’à la mort et que  la réconciliation avec Dieu serait réalisée sur le lit de mort ou serait confiée à Dieu seul mais quand le christianisme est devenu la religion universelle, quand beaucoup de gens ont accueilli le baptême souvent sans la conscience qu’ils commençaient une  nouvelle vie ... cela n’était déjà pas évident..

Au milieu du deuxième siècle et au début du troisième nous voyons les témoignages de l’existence de la pratique pénitentielle... aussi dans les cas  plus graves...

Cette pénitence on pouvait la  faire après le baptême une  seule fois pendant sa vie... 

Cette pratique était publique... Le pécheur  confessait devant la communauté ses fautes les plus graves .. et il faisait  une pénitence très longue... parfois jusqu’à la fin de sa vie..

Au quatrième siècle Saint Cyprien, Saint Augustin, les papes et les autres évêques ont exprimé la  conviction que tous les péchés peuvent être pardonnés après la pénitence.. souvent cette pénitence liée aux péchés les moins graves a commencé au début du carême par la confession des fautes devant un évêque ou un prêtre... pour recevoir la réconciliation avant les Pâques, au jour du Jeudi Saint

La pratique du sacrement du pardon, comme les pratiques les autres sacrements,  s’est cristallisée...

Avec le chute de l’Empire Romain, quand les structures de l’Église se sont  décomposées... la pratique pénitentielle a changé.. L’influence des moines de Saint Colomban introduit la pratique d’une  pénitence individuelle et en secret... la pratique du sacrement du pardon que nous connaissons aujourd’hui...

 

Pourquoi ai-je raconté cette histoire? Parce que l’histoire nous montre comment le sacrement du pardon découle du sacrement du baptême.. comment ces sacrements sont liés entre eux..

Le sacrement du pardon est la grâce qui continue la grâce du baptême , qui actualise cette grâce..

Le pape François a dit :

La mission de l’Église est d’évangéliser et de remettre les péchés à travers le sacrement baptismal.

Dans le même temps, notre foi dans la rémission des péchés est liée au baptême. Le sacrement de la pénitence ou confession est, en effet, comme un « deuxième baptême », qui renvoie toujours au premier pour le consolider et le renouveler. Dans ce sens, le jour de notre baptême est le point de départ d’un très beau chemin, un chemin vers Dieu qui dure toute la vie, un chemin de conversion qui est sans cesse soutenu par le sacrement de la pénitence. Pensez à cela : quand nous allons nous confesser de nos faiblesses, de nos péchés, nous allons demander le pardon de Jésus, mais nous allons aussi renouveler le baptême avec ce pardon. Et cela est beau, c’est comme fêter le jour du baptême dans chaque confession. La confession n’est donc pas une séance dans une salle de torture, mais c’est une fête. La confession est pour les baptisés ! Pour garder propre la tunique blanche de notre dignité chrétienne !

Oui.. Je ne peux accepter de  vivre le baptême sans le sacrement du pardon...

ce serait une contradiction... ce serait un manque de compréhension de ces sacrements..

Découvrons pendant ce Carême le sacrement de la réconciliation en répondant aux paroles de Dieu du mercredi des Cendres :

Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

 

Le 4 dimanche du temps ordinaire

 

Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ?Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

 

le pauvre esprit impur... Jesus est venu le perdre ...

 

Et vous vous souvenez – vous d’ un autre evenement.. ?

 

Comme Jésus arrivait sur l’autre rive, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ; ils étaient si agressifs que personne ne pouvait passer par ce chemin.

Et voilà qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? »

Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.

Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. »

Il leur répondit : « Allez. » Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.

 

Les pauvres cochons...  et les pauvres demons...

 

Il peut arriver que nous commencions à regretter l’esprit impur qui détruisait cet homme à Capharnaüm

Il peut arriver que nous commencions à plaindre  les cochons... plus qu’un homme enchaîné par les démons ...

 

C’est tellement caractéristique dans le monde contemporain…

 

Il peut promouvoir la sensibilité par rapport à la nature, aux animaux, aux arbres...  et en même temps être complètement insensible au sort d’un homme...

 

La même organisation proclame un programme pour les personnes âgées  et handicapées et en même temps elle promeut l’euthanasie...

 

La même personne peut défendre la truie qui est enceinte et en même temps propager et promouvoir l’avortement des enfants...

Ce ne sont pas des exemples imaginaires..

et ces action accompagnent toujours  un cri et un mensonge... ou une demi-vérité...

L’esprit impur a crié : Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu...

C’était la vérité mais proclamée comme une accusation... comme une  condamnation : tu veux du mal... tu veux nous perdre...

 

C’est la tactique d’un esprit du mal : un cri et un mensonge...

 

Il  y a trois jours... quelqu’un m’a écrit... Est-ce que tu as entendu ce qui c’est  passé dans ton pays ?

Les manifestations des femmes... J’ai regardé la télé et j’ai entendu que ces informations sont pleines de mensonges, de demi- vérités... de manipulations...

 

Ce qui était vrai...  c’était un cri... plein de  haine.. plein de violence...

 vulgaire.. agressif. montrant du mal..

 

Souvent cette tactique de l’esprit impur le trahit.. montre son action et sa présence à l’extérieur,...  Je connais beaucoup de gens qui voyant la manifestation du mal se sont convertis...  alors

 

Pourquoi Satan le fait-il ,  veut-il  se cacher, pourquoi se trahit-il  par le cri... par la manifestation du mal ... il le fait à cause de son orgueil... et aussi grâce à sa conscience qu’il est perdu... que Jésus a  gagné...

Qu’est-ce qu’il peut faire... faire du bruit, crier, mentir... parfois cela suffit pour  que la minorité propageant du mal puisse  terroriser la majorité qui veut protéger le bien.. 

 

Et parce que cette tactique pour certains est efficace Jésus ne permet pas à l’esprit du mal de parler ...

Il dit : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » Tais-toi ...

 

Dans deux semaines nous commencerons le carême...

Nous sortirons avec Jésus à notre désert pour lutter contre l’esprit du mal..

Jésus nous apprendra à ne pas parler avec l’esprit du mal

Il nous montre comment  ne pas entrer dans la discussion avec Satan

Oui.. Pour lutter contre l’esprit du mal et pour gagner il faut entrer dans le silence...

Le 3 dimanche du temps ordinaire

 

Il y a 120 ans, en 1900, l’écrivain russe, Vladimir Solowjew a écrit un livre prophétique... Court récit sur l'Antéchrist

Ce livre disait  qu’ au XX siècle la guerre mondiale toucherait le monde et avant tout l’Europe... Notre continent a été occupé par des envahisseurs de l’Est..

Mais – a écrit Solowjew - la grande et glorieuse libération a été rendue possible parce que les forces coalisées de toutes les populations de l'Europe se sont organisées sur le plan international. ... et après cette libération -  L'Europe du XXIe siècle se présente comme une union d'États plus ou moins démocratique : les États-Unis d'Europe.

La guerre – selon Solowjew - a détruit les vieux régimes, les systèmes politiques et philosophiques... Et elle a ouvert le chemin pour un sur-homme – pour la venue de l' Antéchrist  ...

Le récit de Vladimir Solowjew nous a présenté cet homme... il a écrit :

En ce temps-là, il y avait parmi les rares spiritualistes croyants un homme remarquable — beaucoup le disaient surhomme... Il était encore jeune, mais son génie supérieur lui avait valu vers l'âge de trente-trois ans une très vaste réputation de grand penseur, d'écrivain et d'homme public. ... Il croyait en Dieu mais au fond de son cœur il ne pouvait s'empêcher de se préférer à Lui. ...Il y croyait mais il n'aimait que lui-même.

Il connaît très bien la parole de Dieu... tant et si bien que l'université catholique de Tübingen lui a offert le diplôme de docteur honoris causa en théologie...

Cet homme, en pensant qu’il est le vrai nouveau Messie, le vrai sauveur du monde, voulait construire le vrai royaume de Dieu sur la terre...  et il  a écrit une œuvre : La Voie ouverte vers la paix et la prospérité universelles.

Ce livre – a écrit Solowjew - ce sera quelque chose d'universel et qui abolira toutes les contradictions. Ce livre étonnant sera  traduit dans les langues de toutes les nations civilisées... aux quatre coins du monde. Des éditions à bon marché avec portrait de l'auteur se répandront à des millions d'exemplaires...

 Personne n'opposera d'objection à ce livre et chacun croira y voir la révélation de la vérité totale...  que chacun dira : « Voilà, voilà ce qu'il nous faut ; voilà un idéal qui n'est pas une utopie, voilà un projet qui n'est pas une chimère »

Seulement certains chrétiens ont dit...  pourquoi dans ce livre  n’ y a t il pas  un mot sur le Christ qui a apporté la paix ? mais plusieurs personnes  les ont tranquillisés en disant... oui, ce livre ne parle pas de Dieu mais il a un  vrai esprit chrétien...  

Grace à son livre notre héros est devenu célèbre...

Et Vladimir Solowjew a continu son récit – Les chefs de file de la politique européenne commune, qui appartenaient à la toute-puissante fraternité … ont décidé de choisir une personne de ces membres occultes  qui sera un président de l'unité européenne et du monde entier...

 

Ils ont choisi notre Antéchrist  qui est devenu l’empereur du monde...

D’abord,  il a dénoué le problème de la paix... et après les problèmes sociaux

Solowjew a écrit :  Le nouveau maître de la Terre était avant tout un philanthrope au grand cœur... . Végétarien, il institua une surveillance stricte des abattoirs. Il encouragea par toutes sortes de moyens les sociétés protectrices des animaux. Il fit bien plus en instaurant solidement dans toute l'humanité l'égalité la plus fondamentale, l'égalité de la satiété universelle.

Enfin quelqu’un a bien accompli tous les postulats des fractions écologistes et communistes...

Quand la question sociale et les problèmes économiques étaient définitivement réglés. il a décidé de résoudre les problèmes entre les religions.. Il a organisé d’abord à Jérusalem un grand synode des chrétiens ... : les orthodoxes, les protestants et les catholiques...

Trois participants au concile se distinguaient plus particulièrement. le pape Pierre qui dirigeait la délégation catholique du concile. ... Le chef réel des orthodoxes était le vieillard Jean, très connu dans le peuple russe. À la tête des représentants de l'Église réformée se tenait un théologien allemand très éminent, le professeur Ernst Pauli.

L’imperateur s’est adressé aux participants du synode : Chrétiens, que puis-je faire pour vous rendre heureux ?

Et il a proposé :

Chers frères catholiques ! ... je voudrais appuyer mon pouvoir sur l'autorité de votre chef spirituel ... : le pape de Rome, est désormais rétabli sur son trône romain avec tous les droits et privilèges ...

« Chers frères orthodoxes! Je sais que. rien .  n'est plus cher dans le christianisme que la sainte tradition, les vieux symboles, les vieilles hymnes et les antiques prières, icônes et rites sacrés? Sachez donc, bien-aimés, qu'aujourd'hui j'ai alloué par décret des fonds considérables pour un musée mondial d'archéologie chrétienne, qui sera situé dans notre glorieuse métropole impériale de Constantinople.

L'empereur s’est adressé aux protestants : j'ai approuvé la création d'un institut mondial pour la libre recherche sur l'Écriture sainte sous tous les aspects et dans toutes les dimensions possibles, et pour l'étude de toutes les sciences auxiliaires, avec un budget annuel d'un million et demi de marks.

Mais – l’empereur a dit - Je voudrais seulement que vous reconnaissiez en moi votre chef véritable dans tout ce qui est entrepris pour le bien de l'humanité.

Oui... le monde nous propose de faire de notre foi le musée de la tradition et de la culture... il nous propose d’enfermer notre foi dans l’espace privé... créer une forme de  religion totale, syncrétique... au dessus des divisions... avec un but... agir pour le bien de l'humanité. ....

La majorité des participants au  synode s’est approchée de l’empereur et fut  debout à côté de son trône... en bas sont restés seulement trois petits groupes autour du pape Pierre, du vieillard Jean et du professeur Pauli...

L’empereur leur a demandé : « Que puis-je encore faire pour vous ? Dites-moi donc, vous les chrétiens abandonnés par la majorité de vos frères et de vos chefs: qu'est-ce qui vous est le plus cher dans le christianisme ? »

Le vieillard Jean a répondu : Ce que nous avons de plus cher dans le christianisme, c'est le Christ Lui-même .... Quant à savoir ce que vous pouvez faire pour nous, nous vous répondrons franchement : confessez ici et maintenant devant nous que Jésus-Christ est le Fils de Dieu venu dans la chair, qu'Il est ressuscité et reviendra ; reconnaissez-Le, et nous vous recevrons avec amour comme authentique précurseur de Sa seconde venue dans la gloire ».

Mais l’empereur pour être le nouveau Messie, le nouveau sauveur du monde devait rejeter Jésus... ce Messie faible... ce Messie qui n’a pas résolu les problèmes des guerres, de la faim, de l’injustice dans le monde...

Alors  il n’ a pas répondu à la  question d’un vieillard, Jean ... qui s’est retourné vers tous et a crié: c’est l' Antéchrist...

Dans le récit de Solowjew notre héros a terminé sa vie comme les tous chefs des systèmes totalitaires... qui voulaient construire sur la terre le royaume de Dieu... sans Dieu...

Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu

Quelle est cette bonne nouvelle de Dieu, quel est cet Évangile ?

Elle est contenue dans une phrase : Le règne de Dieu est tout proche...

Mais ce règne n’existe pas sans Dieu...

Ce royaume qui nous apporte Jésus c’est Dieu seul...

Nous sommes tentés tout le temps de construire la paix dans le monde, une nouvelle société sans Dieu.. L’histoire nous a montré suffisamment que c’est une utopie..

La Voie ouverte vers la paix et la prospérité universelles mène par la conversion et la foi en l’ Évangile, en Jésus...

« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

 

Le 2 dimanche du temps ordinaire

 

Devant l’autel il n’ y a plus  de crèche...

Mais le sapin devant l’église,  les décorations dans la rue, le bel hiver ... nous nous souvenons de Noël..

C’est pour cela que je voudrais chercher dans la parole de Dieu de ce dimanche ce que Jésus nous a apporté en venant dans  ce monde... en prenant  chair de Marie...

Dans la deuxième lecture nous avons entendu :

Frères, le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur,
et le Seigneur est pour le corps ; et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi.

Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

 

Quand Dieu s’est fait Homme à Bethléem, Dieu a pris notre corps... il a apprécié énormément  notre corps...

Par la naissance de Jésus Dieu a donné à notre corporalité une  plus grande dignité

A l’ époque avant la venue de Jésus il y avait une philosophie de Platon,très influente, qui  appréciait l’ âme... et dépréciait le  corps...

Le corps était la prison de l’âme... il limitait  la liberté de l’âme...

Et toutes les choses liées au corps étaient plus ou moins  dévalorisées ... : la sexualité, le mariage... etc..

Il fallait se libérer du corps pour vivre en plénitude..

Cette philosophie était tellement forte qu’ au deuxième siècle il y avait beaucoup de penseurs qui disaient que Jésus ne pouvait pas avoir une vraie chair...

Pour eux, ce n’était pas acceptable  que Dieu ai pu  se faire un vrai homme... que Dieu ai pu  accueillir un vrai corps humain...

Et d’un autre côté, à l’époque de Jésus, dans la façon de vivre des païens existait le culte du corps, le culte de sa beauté ... mais en même temps,  ce culte du corps promouvait la vie des personnes fortes, saines... et n’acceptait pas de vie pour les personnes handicapées, les enfants handicapés.. L’euthanasie était une pratique universelle ...

A l’époque avant la  venue de Jésus, dans le culte païen, dans la façon de vivre  païenne la sexualité était d’un  côté sacralisée et en même temps elle était totalement libérée des limites.. et séparée de la fécondité...

Cette manière d’exprimer  la sexualité a provoqué le fait que  Saint Paul a dit ces paroles : le corps n’est pas pour la débauche...

Quand Jésus est venu  il a apporté le changement de la pensée sur le  corps humain...

D’abord nous voyons comment  Saint Jean défend la dignité de notre chair...

Il a dit : le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous

Il a écrit dans sa lettre:

Bien-aimés, ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde.

Voici comment vous reconnaîtrez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui proclame que Jésus Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu.

Tout esprit qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’est pas de Dieu : c’est l’esprit de l’anti-Christ

Saint Jean en défendant la réalité du corps de Jésus contre les opinions des gens de cette époque, défend la dignité de notre corps...

comme Saint Paul qui a écrit :

Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix.
Cela signifie que Jésus a montré la valeur de notre corps car il nous a acheté à grand prix. Il  a donné sa vie pas seulement  pour notre âme mais  aussi pour notre corps... 

Cela veut dire que la valeur de notre chair n’est pas liée à sa forme physique, à sa santé, à sa beauté... cette dignité est liée à la présence de l’Esprit Saint dans notre corps...

alors le corps d’une personne handicapée, déformée a la même valeur que le corps du champion du monde d’athlétisme et que  le corps de Miss France...

C’est pour cela que l’Église proclame que chaque forme de meurtre d’un enfant ou d’une personne âgée ou handicapée réalisée  pour  des raisons eugéniques est une barbarie...

La venue de Jésus a appréciée aussi notre chair dans l’aspect de notre sexualité...

Le corps est devenu le signe de l’amour interpersonnel et inconditionnel qui était exprimé dans le Nouveau Testament par le mot « agape »

La tâche du corps, c’est d’exprimer un amour

Mais pas n’importe quel amour ...

Mais l’amour qui... prend patience,  rend service

ne jalouse pas, ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;

ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’emporte pas,

n’entretient pas de rancune ;

qu’il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;

il supporte tout,  il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.

L’amour qui ne passera jamais

C’est l’amour intégral ; l’amour de tout son cœur, de toute son âme, de toute son intelligence, de tout son corps

Quelle est cette vision de l’amour intégral que nous a apporté notre foi chrétienne ? Comment cette vision de l’ amour s’exprime-t-elle concrètement  dans notre sexualité ?  Le Catéchisme a dit : (je choisirai quelques fragments)

 

La sexualité affecte tous les aspects de la personne humaine, dans l’unité de son corps et de son âme. Elle concerne particulièrement l’affectivité, la capacité d’aimer et de procréer, et, d’une manière plus générale, l’aptitude à nouer des liens de communion avec autrui.

 

Chacun des deux sexes est, avec une égale dignité, quoique de façon différente, image de la puissance et de la tendresse de Dieu. L’union de l’homme et la femme dans le mariage est une manière d’imiter dans la chair la générosité et la fécondité du Créateur

 

Jésus est venu restaurer la création dans la pureté de ses origines. Dans le Sermon sur la montagne, il interprète de manière rigoureuse le dessein de Dieu : " Vous avez entendu qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère’. Eh bien ! moi je vous dis : ‘Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle …

 

Tous les fidèles du Christ sont appelés à mener une vie chaste selon leur état de vie particulier: ... les unes dans la virginité ou le célibat consacré... les personnes mariées sont appelées à vivre la chasteté conjugale..

 

La chasteté signifie l’intégration réussie de la sexualité dans la personne et par là l’unité intérieure de l’homme dans son être corporel et spirituel. La sexualité, en laquelle s’exprime l’appartenance de l’homme au monde corporel et biologique, devient personnelle et vraiment humaine lorsqu’elle est intégrée dans la relation de personne à personne, dans le don mutuel entier et temporellement illimité, de l’homme et de la femme.

 

La personne chaste maintient l’intégrité des forces de vie et d’amour déposées en elle. Cette intégrité assure l’unité de la personne, elle s’oppose à tout comportement qui la blesserait. Elle ne tolère ni la double vie, ni le double langage.

La chasteté comporte un apprentissage de la maîtrise de soi, qui est une pédagogie de la liberté humaine. L’alternative est claire : ou l’homme commande à ses passions et obtient la paix, ou il se laisse asservir par elles et devient malheureux (cf. Si 1, 22).

 

La maîtrise de soi est une œuvre de longue haleine. Jamais on ne la considérera comme acquise une fois pour toutes. Elle suppose un effort repris à tous les âges de la vie. ... La chasteté connaît des lois de croissance qui passe par des degrés marqués par l’imperfection et trop souvent par le péché. " Jour après jour, l’homme vertueux et chaste se construit par des choix nombreux et libres.

 

C’est assez facile de voir que cette vision de l’amour, de la sexualité n’est pas acceptée par le monde contemporain.. Nous observons le retour à la vision païenne du corps et de la sexualité..

Mais la dignité du corps que nous a apportée Jésus par sa naissance est toujours actuelle.. il nous montre le  plus grand niveau de l’humanisme..

Elle n’est pas facile... mais cela ne signifie pas qu’elle n’est pas bonne...

Elle nous montre... la grandeur de notre corps, la beauté de notre sexualité, la grandeur de notre humanité, la grandeur de l’amour ...

Alors : Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

 

Le Bapteme du Seigneur

 

Au début de cette Eucharistie nous avons accueilli le signe de l’eau.

Cette aspersion est l’un des actes pénitentiels qui nous rappellent notre baptême.

Est-ce que ce dimanche du baptême de Jésus est lié à notre baptême ?

Oui, très profondément...

Les gens sont arrivés devant  Jean le Baptiste pour accueillir le baptême qui était le signe de la purification de leurs péchés..

Il sont venus et ils ont confessé leurs faiblesses

Ils voulaient changer  leur  vie, ils se purifiaient de leurs  péchés...

Jésus n’est pas venu se purifier...

Il n’a pas confessé ses péchés

Il ne voulait pas changer sa vie...

Jésus est arrivé au bord du Jourdain pour annoncer qu’il prendrait toutes nos fautes sur lui-même,

Jésus est entré dans  l’eau pour annoncer qu’il prendrait toute la saleté de nos péchés sur lui-même...

il est venu se salir... comme un filtre qui purifie l’eau polluée...

alors le baptême au début de la mission de Jésus... a annoncé la fin de son chemin... a annoncé sa mort et sa résurrection...

Jésus sur la croix a accompli définitivement ce qui avait  été  annoncé par son baptême...

C’est pour cela que notre baptême est une  participation à  la mort et à  la résurrection de Jésus...

Saint Paul a dit :

Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.

Comme nous avons entendu dans la lettre de Saint Jean...

C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang :
non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang.

cela veut dire que nous sommes purifiés par la mort de Jésus... par le sang de Jésus

La grâce de notre Baptême découle du cœur transpercé de Jésus... découle de sa mort et de sa résurrection..

Cela nous montre que notre baptême est une  grâce

la grâce de Dieu que nous ne pouvons pas mériter"

Nous voyons cette grâce pendant le baptême des bébés...

Les petits enfants accueillent la miséricorde de Dieu sans conditions ;

sans ces mérites...

Saint Jean a écrit dans sa lettre :

Je vous l’écris, petits enfants :
Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus.

Mais quels péchés ont commis des petits enfants... ?

Aucuns...

Dieu voit leur vie et il veut déjà  donner sa miséricorde et son pardon à ces enfants...

Cette grâce inconditionnelle s’exprime dans  les paroles de la première lecture d’aujourd’hui :

Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau !
Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer.
Venez à moi !
Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :
ce sont les bienfaits garantis à David.

C’est un sens profond du baptême des petits enfants...

Montrer...  que ce sacrement est une propre grâce... une grâce inconditionnelle..

Oui... à chaque sacrement est lié aussi un défi... une exigence

Mais pendant  le baptême des petits enfants ces exigences sont accueillies par les parents de ces enfants et par la marraine et le parrain

Nous avons entendu dans la deuxième lecture :

Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu :
lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.

C’est pour cela qu’au début d’un baptême le célébrant demande aux  parents :

Vous demandez le baptême pour vos enfants. Vous devrez les éduquer dans la foi, et leur apprendre à garder les commandements , pour qu’ils aiment Dieu et leur prochain comme le Christ nous l’a enseigné. Êtes-vous conscients de cela ?

Et vous, qui vous avez accepté d’être les parrains et les marraines de ces enfants, vous devrez aider les parents à exercer leur responsabilité. Êtes –vous disposés à le faire ?

 Oui, c’est une grande responsabilité... transmettre la foi..

Et dans la loi de l’Église... normalement la communauté exige  encore  plus d’une marraine et d’un parrain que des parents...

 

Le Code de la loi canonique dit par rapport aux parents...

Pour qu'un enfant soit baptisé licitement, il faut:

que les parents y consentent, ou au moins l'un d'eux, ou ceux qui tiennent légitimement leur place;

qu'il y ait un espoir fondé que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif.

 

C’est le droit par rapport aux parents et par rapport aux parrains?

La loi écrit :

Dans la mesure du possible, à la personne qui va recevoir le baptême sera donné un parrain auquel il revient d'assister dans son initiation chrétienne l'adulte qui se fait baptiser et, s'il s'agit d'un enfant, de le présenter de concert avec les parents, et de faire en sorte que le baptisé mène plus tard une vie chrétienne en accord avec son baptême et accomplisse fidèlement les obligations qui lui sont inhérentes.

Pour que quelqu'un soit admis à remplir la fonction de parrain, il faut:

1 qu'il ait été choisi par la personne qui va être baptisée, par ses parents ou par ceux qui tiennent leur place ou, s'ils font défaut, par le curé ou le ministre; et qu'il ait les aptitudes et l'intention de remplir cette fonction;

2 qu'il ait seize ans accomplis, à moins que l'Évêque diocésain n'ait établi un autre âge, ou bien que le curé ou le ministre n'estime devoir admettre pour une juste cause une exception;

3 qu'il soit catholique, confirmé, qu'il ait déjà reçu le très saint sacrement de l'Eucharistie et qu'il mène une vie cohérente avec la foi et avec la fonction qu'il va assumer;

4 qu'il ne soit sous le coup d'aucune peine canonique, légitimement infligée ou déclarée;

5 qu'il ne soit ni le père ni la mère de la personne qui doit être baptisée.

Ce n’est pas facile de trouver une personne qui veut accomplir cette mission... alors soyez disponibles et ouverts quand quelqu’un vous demande d’être une marraine ou un parrain pour ses enfants...

Je veux vous montrer cet exemple pour rappeler quelle est la responsabilité que nous prenons en baptisant des enfants... Et quelle est le rôle des parents et des parrains...

 

Epiphanie du Seigneur

 

Les mages entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;
et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui.
Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents :
de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Pourquoi ces dons ? Qu’est-ce qu’ils signifient ?

Quelqu’un a écrit... les mages ont offert l’or parce que  La Sainte Famille était pauvre... l’encens parce que dans la grotte des animaux puaient... la myrrhe parce qu’elle servait aussi comme un baume, une pommade contre les douleurs...

Mais non... il semble que ce soit  une interprétation superficielle parce que les mages n’ avaient pas appris  que le Messie était si pauvre, qu’il était couché dans une  mangeoire...ils ont cherché le nouveau-né chez Hérode, dans son palais ...

Alors nous voulons voir, comme la communauté de l’Église depuis le commencement, que ces dons : de l’or, de l’encens et de la myrrhe, étaient d’un côté l’accomplissement  des paroles de l’Ancien Testament et de l’autre côté la révélation de Jésus ; une révélation de qui  est le nouveau né...

C’est pour cela que nous fêtons la solennité de l’Épiphanie..  cela veut dire La fête de la révélation du Seigneur..

Dans un moment , après l’offertoire , nous allons prier :

Regarde avec bonté, Seigneur, les dons de ton Église qui ne t’offre plus ni l’or, ni l’encens, ni la myrrhe, mais celui que ces présents révélaient, qui s’immole et se donne en nourriture : Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Oui... Depuis le commencement l’Église a compris que ces dons des mages représentent seulement   Jésus... ces dons révèlent qui est Jésus...

Alors comment étaient interprétés ces dons ?

Nous avons lu dans la première lecture du livre d’Isaïe

Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations.En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.
Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ;
ils annonceront les exploits du Seigneur.

Les dons des mages : de l’or et de l’encens, accomplissaient  ces paroles d’Isaïe...

Ils étaient interprétés le plus souvent comme des dons révélant que Jésus est le Roi, le Prêtre et le Dieu...

L’or était le don royal, la myrrhe pouvait signifier le don sacerdotal.. les prêtres recevaient  une onction d’un baume... et l’encens s’offrait pendant le culte divin

Dans le troisième chapitre du livre de l’Exode nous lisons :

Le Seigneur dit à Moïse : « Procure-toi des aromates : storax, ambre, galbanum aromatique et encens pur, en parties égales.

Tu en feras un encens parfumé qui soit salé, pur et saint. C’est une œuvre de parfumeur. Pour vous, ce sera chose très sainte.

L’encens composé selon cette recette, vous ne l’utiliserez pas pour votre propre usage : il sera saint, réservé au Seigneur.

 

Alors les mages avant d’arriver, ont découvert que le nouveau-né aurait la dignité royale, sacerdotale, divine... et ils ont cherché le Roi, le plus grand Prêtre, le Messie, l’Élu de Dieu...

Est-ce qu’ils ont été déçus, quand ils sont arrivés à Bethléem et qu’ils ont vu l’enfant avec Marie sa mère ?

Non, ils sont tombés aux pieds de l’enfant, ils se sont prosternés devant lui.
et lui ont offert leurs présents...

Peut-être  ont-ils  commencé à découvrir que pour Jésus être le roi cela veut dire servir ... être le plus grande prêtre cela signifie donner sa vie pour tous... être le Messie  cela veut dire remplir la volonté de son Père dans chaque moment de sa vie .. et révéler par sa vie son Père...

Les attentes et les imaginations des mages devraient  ( ont dues ? )être purifiées..

Cela nous montre un peu ce qu’est  la révélation de Dieu...

Nous cherchons Dieu dans notre vie grâce à  notre intellect, par notre expérience, grâce à  la sensibilité de notre cœur... grâce au témoignage des autres

Nous venons vers Jésus avec nos interprétations  de Dieu...

Nous arrivons avec nos attentes...

Et nous rencontrons Jésus dans la communauté de l’Église...

Est-ce que nous sommes déçus ?

Les mages sont arrivés et ils ont vu Marie, une  jeune fille, très simple.. la femme d’un charpentier

Et nous, en entrant dans la communauté de l’Église nous rencontrons des gens différents... des gens qui sont , comme nous, des pécheurs...

La mauvaise odeur de ces péchés est aussi insupportable (ou plutôt plus désagréable ) que l’odeur dans  la grotte à cause des animaux...

Est-ce que nous sommes capables de voir, dans l’église, Marie avec l’enfant Jésus?

Les mages sont tombés aux pieds de l’enfant, ils se sont prosternés devant lui.
et lui ont offert leurs présents...

peut être l’ont-ils  fait grâce à l’étoile...

Ils ont pu être  conduits  par l’étoile... jusqu’à la fin

C’est un signe de  confiance...

Suivre une étoile... en ne sachant pas où elle les conduit...

Pour reconnaître Jésus qui se révèle dans la communauté de l’Église il est nécessaire de faire confiance à Dieu...

Les dons des mages exprimaient leur compréhension du nouveau-né, leur conscience de qui est cet enfant, leurs imaginations et leurs attentes....

Si nous voulons offrir à Jésus nos dons qui expriment nos attentes, nos imaginations par rapport à Dieu, qu’est-ce que nous donnerons à Jésus aujourd’hui ?

C’est une question difficile..

Nos imaginations, nos attentes par rapport à Dieu exigent toujours une  purification

Dieu nous dépasse

Ses pensées ne sont pas nos pensées

Et nos chemins ne sont pas ses chemins...

Chaque fois que nous voulons créer Dieu à notre  image...ce n’est pas le vrai Dieu

La révélation du Seigneur est la rencontre de nos imaginations et nos attentes avec sa Lumière...

La lumière qui peut éblouir.. qui purifie...

Il y a aussi une autre interprétation des dons des mages...

L’or, l’encens, la myrrhe étaient compris comme notre prière, nos bienfaits, notre privation ; notre croix quotidienne

C’est une interprétation plus spirituelle ... montrant ce que nous pouvons donner au Seigneur...

Oui... pendant l’Eucharistie nous utilisons les dons qui révèlent Jésus... du vin et de l’eau... le vin indique la divinité de Jésus, quelques gouttes d’eau signifient l’humanité de Jésus...

Mais pendant l’offertoire nous voulons aussi apporter notre vie... : nos prières, nos bienfaits, notre témoignage, notre souffrance, nos privations... notre combat contre nos péchés...

Ces dons aussi exigent une  purification... parce que nous pouvons penser que nous sommes capables de prier, de faire le bien, de vaincre notre péché grâce à nous mêmes.. à nos possibilités..

Dieu accueille ses dons et il les purifie...

Il nous révèle aujourd’hui que tout est  grâce...

 

Savoir quelles sont mes limites...

 

neur qui nous regarde, qui nous appelle, qui nous envoie, et qui, dans le feu de l’Esprit Saint, nous confie les uns aux autres. Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !