Paroisse

Argelès-Gazost

et Saint-Savin

Le Petit Journal de Saint Faustine

 

Sainte Soeur Faustine

 

La devotion à la Miséricorde Divine

 

 

A l’origine, la Dévotion à la Miséricorde Divine était connue à la manière de tant d’autres dévotions, où dominent des litanies, neuvaines et chapelets. C’est ainsi que la propageait le Bienheureux abbé Michel Sopoćko, confesseur de Soeur Faustine à Vilnus (Wilno). Il a fallu attendre des années pour que des fondements théologiques solides soient établis au sujet de cette Dévotion : l’abbé prof. Ignacy Różycki, célebre dogmaticien, fit une analyse scientifique détaillée de ses écrits, notamment du « Petit Journal » pour les besoins du procès de béatification de l’Apôtre de la Miséricorde. Ses enquêtes nous montrent qu’au coeur même de la Dévotion à la Miséricorde transmise par Jésus à Soeur Faustine, il y a la confiance, entendue comme une attitude biblique de la foi et d’abandon à Dieu : elle se manifeste par l’accomplissement de la volonté de Dieu qui nous est transmise par ses 10 Paroles-le Décalogue, nos devoirs d’état, les Béatitudes et les conseils évangéliques, et les inspirations de l’Esprit Saint. Avoir confiance en Dieu est donc le principe de la Dévotion en question. Etre miséricordieux en est l’autre fondement. Ces deux éléments rendent cette Dévotion solide ; sur ces deux piliers s’élèvent les cinq pratiques nouvelles du culte de la Miséricorde, à savoir : le tableau avec l’inscription Jésus j’ai confiance en Toi, la Fête de la Miséricorde, célébrée le premier dimanche après Pâques, le Chapelet à la Miséricorde, l’Heure de la Miséricorde, et la diffusion de la vénération de la Miséricorde. Ce qui distingue ces pratiques nouvelles des autres dévotions insérées dans le « Petit Journal » de Soeur Faustine ce sont les promesses particulières que Jésus donne à tous ceux qui suivront ces pratiques. D’autres prières comme par exemple un acte : « Ô Sang et Eau… » ou la Neuvaine à la Miséricorde Divine comportent des promesses qui concernent Soeur Faustine. Ainsi donc, pour profiter des grandes promesses du Christ, il faut pratiquer les formes de la Dévotion à la Miséricorde dans l’esprit de confiance en Dieu et de miséricorde envers le prochain.

 

La miséricorde de Dieu Un dans la Trinité Sainte constitue l’objet de la Dévotion à la Miséricorde Divine transmise par Jésus à Soeur Faustine. Il s’agit ici d’un attribut de Dieu qui est l’amour, la bonté et la compassion du Créateur et du Rédempteur à l’égard de toute misère humaine. En vénérant quelque attribut de Dieu, nous vénérons Dieu lui-même, parce que Dieu est un être simple, et tout ce qui est en Lui est Lui. Ainsi donc – écrit l’abbé prof. I. Różycki – Dieu est non seulement sage, mais Il est Sagesse, non seulement Il est tout-puissant, mais Il est Toute-puissance ; non seulement Il montre sa Providence vis-à-vis de l’univers, mais Il est Providence. Dieu nous aime parce qu’Il est Amour, Il nous témoigne sa miséricorde, car Il est Miséricorde. Ainsi, sa Sagesse, sa Providence, sa Toute-puissance, son Amour et sa Miséricorde, qui sont Dieu lui-même ont plein droit à recevoir de notre part le culte religieux de louange.

La miséricorde de toute la Trinité Sainte est l’objet principal de la Dévotion à la Miséricorde, certes, cependant la deuxième Personne Divine, Jésus-Christ, le Fils de Dieu y occupe une place toute privilégiée. C’est à Lui que se réfèrent en quelque sorte toutes les pratiques nouvelles de cette Dévotion. Quant au Chapelet à la Miséricorde qui est adressé directement à Dieu le Père, il recourt cependant aux valeurs et aux mérites de la douloureuse Passion du Fils de Dieu. Jésus est le Donateur de toutes les grâces attachées à la récitation pieuse du Chapelet à la Miséricorde et à toutes les autres pratiques de la Dévotion en question. C’est à juste titre qu’on nomme aussi la Dévotion à la Miséricorde Divine -Dévotion à Jésus Miséricordieux. Les deux appellations sont correctes et désignent de manière juste le contenu de la Dévotion.

La confiance

La confiance en le Seigneur Dieu est le principe de cette Dévotion. A sa source il y a la miséricorde de Dieu révélée dans l’oeuvre de la Création, de la Rédemption et de la Gloire. L’Amour du Père Miséricordieux appelle tout à l’existence, maintient tout ce qu’Il a créé, se penche sur la misère de l’homme et lui donne de participer à sa vie Divine, ici-bas et dans toute l’éternité ; cet Amour devrait nous inspirer une confiance illimitée et être notre première réponse à Lui donner. La confiance est l’unique vase pour puiser des grâces : Les grâces de ma miséricorde, dit Jésus à Soeur Faustine, se puisent à l’aide d’un unique moyen – et c’est la confiance. Plus sa confiance est grande, plus l’âme reçoit. Les âmes d’une confiance sans borne me sont une grande joie, car je verse en elles le trésor entier de mes grâces. Je me réjouis qu’elles demandent beaucoup, car mon désir est de donner beaucoup et de donner abondamment. Par contre, je m’attriste si les âmes demandent peu, si elles resserrent leur cœur (P. J. 1578).

Dans les écrits de Soeur Faustine, la confiance n’est pas une vertu isolée, mais toute une attitude de notre vie que nous devrions avoir vis-à vis du Père riche en miséricorde. Elle contient trois vertus théologales : de foi, d’espérance et d’amour, et aussi celles morales : d’humilité, de persévérance et de repentir pour avoir commis des péchés. Sans la pratique de ces vertus, il est impossible d’avoir confiance en Dieu. Il est impossible de se confier à celui que l’on ne connaît pas ni n’aime ; impossible de mettre confiance en quelqu’un de plus fort que moi, si je ne reconnais pas ma propre faiblesse. La confiance n’est pas un pieux sentiment, elle n’est pas non plus une acceptation purement intellectuelle des vérités de la foi, mais une attitude qui naît dans la volonté humaine et se traduit par l’accomplissement de la volonté de Dieu. L’expression extérieure de la confiance consiste à accomplir la volonté de Dieu contenue dans ses commandements, les devoirs d’état qui en découlent, et dans les inspirations reconnues de l’Esprit Saint. A force de connaître le mystère de la Miséricorde de Dieu, l’homme lui fait confiance, accomplit Sa volonté, car il sait que Dieu ne veut que du bien pour lui ; il accepte avec amour ce don de la volonté de Dieu et tâche de l’accomplir dans sa vie.

La confiance détermine la Dévotion à la Miséricorde Divine à tel point que sans elle il n’y a pas de Dévotion à la Miséricorde Divine. Tout acte de confiance est précisément la première expression de la vénération de la Miséricorde Divine. Rendre le culte à la Miséricorde Divine veut dire tout d’abord : avoir confiance, et ensuite : pratiquer les formes de la Dévotion. Jésus a attaché à la seule confiance une promesse de toutes les grâces spirituelles et de tous les biens temporels : Je veux répandre mes grâces inconcevables, dit-Il, sur les âmes qui ont confiance en ma miséricorde (P. J. 687). Le ciel et la terre retourneraient plus vite au néant avant qu’une âme confiante échappe à ma miséricorde (P. J. 1777). Avoir confiance en Dieu est surtout consolateur pour les pécheurs et les mourants. Le Seigneur Jésus dit : Les pécheurs obtiendront justification et les justes seront affermis dans le bien. Celui qui a mis sa confiance en ma miséricorde, à l’heure de la mort, j’emplirai son âme de ma divine paix (P. J. 1520), même si un mourant n’avait pas pratiqué de sa vie les formes concrètes de cette Dévotion.

 

L’attitude de miséricorde à l’égard du prochain

 

Voici le deuxième élément indispensable de la Dévotion à la Miséricorde : être miséricordieux envers les autres. Le Seigneur Jésus l’exige de Sœur Faustine et de chacun de nous : J’exige de toi des actes de miséricorde qui doivent découler de ton amour pour moi. Tu dois témoigner aux autres la miséricorde, toujours et partout, tu ne peux pas t’en écarter, ni t’excuser, ni te justifier. Je te donne trois moyens pour exercer la miséricorde envers le prochain: le premier ‑ l’action, le deuxième ‑ la parole, le troisième ‑ la prière; ces trois degrés renferment la plénitude de la miséricorde et c’est la preuve irréfutable de l’amour envers moi. De cette manière, l’âme glorifie et honore ma miséricorde (P. J. 742). Etre miséricordieux est notre premier devoir de chrétiens. Notons aussi l’importance de l’intention qui est à la base de tous nos actes de charité : chaque acte de miséricorde doit être motivé par l’amour de Jésus. Il s’identifia dans l’Evangile à chaque homme : Amen, amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt 25, 40). C’est justement l’intention qui distingue la miséricorde chrétienne de la pure philanthropie. Jésus veut que son Amour soit le moteur de nos actes de charité et que nous fassions au moins un acte de miséricorde par jour, par amour pour Lui. En agissant ainsi, la Dévotion à la Miséricorde Divine n’est pas une simple piété dévote, mais elle devient une profonde dévotion de la religion chrétienne, comme le dit l’abbé Ignace Różycki.

 

Particularités entre deux Dévotions :à la Miséricorde Divine et au Sacré Coeur de Jésus

 

A première vue, on pourrait penser que la Dévotion à la Miséricorde Divine est issue de celle au Sacré Coeur et qu’il y a beaucoup de similitudes entre elles. La première lecture du « Petit Journal » de Soeur Faustine semble confirmer cet avis, parce qu’on y parle souvent du Sacré Coeur de Jésus. Or, l’analyse théologique du « Petit Journal » de Soeur Faustine nous fait comprendre qu’il en est autrement : ces deux Dévotions, tellement connues et diffusées dans l’Eglise, ne sont pas identiques. L’analyse théologique faite à ce sujet par l’abbé prof. Ignace Różycki, dogmaticien réputé de Cracovie, nous éclaire sur les différences qui existent entre la Dévotion au Sacré Coeur de Jésus et celle à la Miséricorde Divine. Ces différences concernent premièrement l’objet propre à chaque Dévotion, ainsi que l’objet du culte, les principes, et les moments privilégiés auxquels sont liées certaines promesses. Voici le résumé de cette analyse.

L’objet principal de la Dévotion à la Miséricorde Divine est la miséricorde de la Trinité Sainte; l’objet principal de la Dévotion au Sacré Coeur est la Personne Divine du Fils de Dieu Incarné.

L’objet concret de la Dévotion à la Miséricorde Divine est le tableau représentant Jésus Miséricordieux selon la vision de Soeur Faustine reçue à Płock, le 22 février 1931. L’objet concret de la Dévotion au Sacré Coeur est le Coeur humain, physique du Seigneur Jésus (dévoilé à Sainte Marguerite-Marie à Paray le Monial le 27 décembre 1673).

Le propre de la Dévotion à la Miséricorde Divine est d’avoir confiance en Dieu ; le propre de la Dévotion au Sacré Coeur est d’apporter réparation.

Les moments de grâces privilégiés demandés par notre Seigneur dans la Dévotion à la Miséricorde Divine sont ceux des 3 heures de l’après-midi de chaque jour (le moment de l’agonie de Jésus sur la Croix), ainsi que le jour de la Fête de la Miséricorde, le premier dimanche après la fête de Pâques. Les moments privilégiés demandés par notre Seigneur dans la Dévotion au Sacré Coeur sont ceux des jours, notamment les premiers vendredis du mois et la Fête du Sacré Coeur.

 

Les formes particulières de la Dévotion à la Miséricorde Divine

 

L’abbé prof. Ignace Różycki note que dans la Dévotion à la Miséricorde Divine il n’y a ni neuvaines, ni litanies, tant connues et aimées des fidèles, surtout de ceux qui s’initient à cette Dévotion ; ils en demandent pourtant, car elles sont profondément enracinées dans l’esprit de piété du peuple et fréquentes dans d’autres dévotions de piété populaire. La Neuvaine à la Miséricorde Divine décrite dans le « Petit Journal » a été donnée seulement à Soeur Faustine ; il en va de même de la promesse de Jésus : Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma miséricorde (P. J. 1209). C’est la même chose pour la promesse de Jésus attachée à la récitation pieuse d’une prière jaculatoire « Ô Sang et Eau » qui n’a pas été étendue aux autres personnes qui la réciteraient, mais qui concernait uniquement Soeur Faustine. Cependant, en faisant la Neuvaine à la Miséricorde en esprit de confiance, et en récitant de la même façon la prière « Ô Sang et Eau », elles deviennent alors des actes authentiques de la Dévotion à la Miséricorde Divine suivies de toutes les promesses du Christ accordées à qui lui fait confiance. En ce qui concerne les Litanies à la Miséricorde Divine, dans le « Petit Journal on trouve plusieurs belles invocations à la Miséricorde écrites par Soeur Faustine que le Bx. abbé Michel Sopoćko rédigea ensuite sous forme de Litanies. Si l’on récite ces Litanies ou d’autres en toute confiance et qu’on aime en charité, on peut seulement bénéficier des promesses que le Seigneur Jésus donne à l’acte de confiance en la miséricorde de Dieu – dit le professeur Różycki.

Il y a, à ce sujet, pas mal de confusion dans beaucoup d’ouvrages publiés sur la Dévotion à la Miséricorde Divine : on y mélange les 5 nouvelles formes majeures de la Dévotion, révélées à Soeur Faustine avec d’autres prières qu’elle a insérées dans le « Petit Journal », ou avec d’autres dévotions. Parfois on a l’impression que l’essentiel de la Dévotion à la Miséricorde Divine consiste en une neuvaine ou litanie, en une telle promesse ou telle autre, celles-ci citées sans aucune référence au véritable objet de cette Dévotion, à savoir l’attitude de confiance en Dieu et de miséricorde envers le prochain. Cela pouvait encore se comprendre autrefois, quand il n’y avait pas eu d’analyses théologiques des écrits de Soeur Faustine, mais de nos jours, nous avons avancé dans ce domaine. Il faut donc faire attention à ce que cette Dévotion soit bien transmise et de manière correcte pour être ensuite pratiquée de manière correcte, afin que nous puissions tous implorer avec profit la miséricorde Divine.

 

 

Image du Christ Miséricordieux

 

 

Le tableau de Jésus Miséricordieux compte parmi les représentations du Christ crucifié et ressuscité les plus connues dans l’histoire de l’Eglise, et dans le monde contemporain. C’est une image extraordinaire, non seulement parce que, la plus diffusée, mais avant tout, par son origine, le Christ lui-même en étant le premier auteur. Il s’est révélé tel à Soeur Faustine au couvent des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde à Płock, sous Varsovie, le 22 février 1931 en lui demandant de peindre son image. Sœur Faustine relata ainsi cette vision dans son « Petit Journal » : Un soir, alors que j’étais dans ma cellule, je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entrouverte sur la poitrine sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle (…). Après un moment, Jésus me dit : Peins un tableau selon l’image que tu vois, avec l’inscription : « Jésus, j’ai confiance en Toi. » Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle puis dans le monde entier (P. J. 47).

Ce tableau est donc en premier lieu le résultat de la volonté de Jésus lui-même. Il est le signe et en même temps une synthèse visible de la totalité du message de la Miséricorde que Dieu transmit au monde par l’intermédiaire de sainte Soeur Faustine. D’une part, il rappelle le mystère de l’Amour miséricordieux de Dieu pour l’homme, révélé dans la Sainte Ecriture, nous appelle à avoir confiance en Lui, et être miséricordieux envers nos proches. D’autre part, il sert d’instrument de grâces à Jésus qui attache de belles promesses à qui vénère et prie devant, en toute confiance, et s’applique à la charité envers autrui. La première promesse est de nature générale et consiste à obtenir toutes les grâces et tous les bienfaits temporels, conformément à la volonté divine. Jésus donne aussi des promesses particulières : la grâce du salut, celle de faire de gros progrès sur la voie de la perfection chrétienne, et la grâce du bien mourir.

Le premier tableau de la Miséricorde Divine a été fait dans l’atelier du peintre Eugène Kazimirowski à Vilnus (Wilno), en 1934, sous les indications de Soeur Faustine elle-même. Depuis, plusieurs représentations du Christ Miséricordieux suivant la vision de sainte Soeur Faustine ont été exécutées : il y en a partout dans le monde. Tout de même, une image occupe une place privilégiée dans toute l’iconographie et le culte de la Miséricorde Divine, et c’est le tableau du Christ Miséricordieux, célèbre par les grâces, vénéré dans la Chapelle du couvent des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde à Cracovie-Łagiewniki, en Pologne. C’est sur cette image que s’est accomplie la parole de Jésus : Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier (P. J. 47), bien qu’elle n’ait pas été pas la première à être peinte, ni faite sous l’oeil de Soeur Faustine, ni même la première à être vénérée par sa Congrégation. Et pourtant, c’est ce dessin du Christ, célèbre par les grâces qui jouit d’une vénération extraordinaire des fidèles ; on peut voir ses copies, ses reproductions partout, sur tous les continents.

 

 

Fête de la Miséricorde

 

La fête de la Miséricorde est célébrée le premier dimanche après Pâques ou le deuxième dimanche de Pâques, appelé actuellement Dimanche de la Divine Miséricorde. Cette fête a été instituée en 1985, tout d’abord pour l’Archidiocèse de Cracovie par son pasteur, Mgr le Cardinal Franciszek Macharski, puis célébrée dans quelques autres diocèses de Pologne. Dix ans plus tard, en 1995, le Saint Père Jean Paul II l’a étendue sur tous les diocèses de Pologne, à la demande expresse de l’Episcopat de Pologne. Le 30 avril 2000, le deuxième dimanche de Pâques et le jour de la canonisation de sainte Faustine à Rome, le Souverain Pontife Jean Paul II l’a instituée pour l’Eglise universelle.

Qui est l’auteur de cette fête ? – Le Seigneur Jésus ! Il dit à Soeur Faustine : Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde (P. J. 299). Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces (P. J. 699). Jésus parlait de cette fête à Soeur Faustine dans plusieurs révélations. Il en a indiqué la date dans le calendrier liturgique de l’Eglise ; Il en a expliqué la motivation et le rôle à remplir ; Il a instruit l’Eglise sur la façon de la préparer et célébrer, et surtout Il a donné de grandes promesses dont la plus insolite est celle « d’une totale rémission de ses fautes et de leurs châtiments » à « qui s’approchera, ce jour-là de la Source de Vie » (cf. P. J. 300). Il faut donc recevoir pendant la fête de la Divine Miséricorde la sainte Communion après une bonne confession, c’est-à-dire sans avoir d’attache au moindre péché, et en toute confiance en la Miséricorde Divine et la miséricorde envers autrui. Jésus dit : toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition (cf. P. J. 699). La grâce de la fête – explique l’abbé prof. Ignace Różycki – dépasse la grâce de l’indulgence plénière. Citons ses paroles : La grâce de l’indulgence plénière consiste en la rémission des seuls châtiments temporaires dûs pour avoir commis des péchés, mais elle ne remet jamais les fautes elles-mêmes. La grâce absolument extraordinaire (de cette fête) dépasse aussi toutes les grâces des 6 saints sacrements (sept, hormis le baptême), parce que la rémission de toutes les fautes et peines est uniquement la grâce sacramentelle du saint baptême. Or, le Christ a promis ici la rémission des fautes et peines en fonction de la sainte Communion reçue le jour de la fête de la Miséricorde, c’est-à-dire qu’il Il l’a élevée au rang d’un « second baptême. » Comment se préparer à la fête de la Divine Miséricorde ? – Par une neuvaine qui consiste à réciter le Chapelet à la Miséricorde Divine pendant 9 jours consécutifs, à partir du Vendredi Saint. Jésus insista : Dis, ma fille, que la fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier (P. J. 1517).

 

 

Chapelet à la Miséricorde divine

 

LE CHAPELET A LA MISERICORDE DIVINE

 

(on récite les prières suivantes sur un chapelet ordinaire)

Au début:

Notre Père qui es aux cieux, que Ton Nom soit sanctifiė, que Ton Règne vienne, que Ta volontė soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensės, et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais dėlivre-nous du Mal. Amen.

Je Vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec Vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de Vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père Tout-Puissant, d’où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

Sur les gros grains une fois:

Père Eternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de Ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

Sur les petits grains, 10 fois:

Par Sa douloureuse passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

Pour terminer, 3 fois:

Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, prends pitié de nous et du monde entier.Imprimatur: Franciszek cardinal Macharski Cracovie, le 28 août 1998

 

 

L’Heure de la Miséricorde

 

La mort de Jésus sur la Croix qui est intervenue à trois heures de l’après-midi, est un temps privilégié de la Dévotion à la Miséricorde Divine. A cette heure nous nous transportons en esprit au pied de la croix pour implorer sa miséricorde pour nous et pour le monde entier, par les mérites de sa douloureuse Passion. Jésus dit à Soeur Faustine : A trois heures implore ma miséricorde, tout particulièrement pour les pécheurs, et ne fût-ce que pour un bref instant, plonge-toi dans ma passion, en particulier dans mon abandon au moment de mon agonie. C’est là une heure de grande miséricorde pour le monde (P. J. 1320). Disons tout de suite que la célébration de cette heure n’implique pas le besoin de prier pendant une heure entière, donc 60 minutes. Il s’agit d’honorer le moment-même de l’agonie du Christ sur la croix, de prier à trois heures de l’après-midi.

Le Seigneur Jésus n’a pas donné de formules de prière toutes prêtes pour 15 H. Ecoutons-le parler à Soeur Faustine à ce propos : Essaie à cette heure-là de faire le chemin de croix autant que tes occupations te le permettent; mais si tu ne peux pas faire le chemin de croix, entre au moins un moment à la chapelle et célèbre mon Cœur qui est plein de miséricorde dans le Très Saint Sacrement; et si tu ne peux entrer à la chapelle, plonge-toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment (P. J. 1572). Tout cela afin de s’unir à son agonie sur la croix. Quel est donc l’objet de la prière en cette Heure ? C’est le mystère de sa douloureuse Passion. C’est pourquoi notre prière doit remplir certaines conditions : il faut la faire à trois heures de l’après-midi : Chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures…, dit Jésus, elle doit s’adresser directement au Christ agonisant, et recourir aux mérites de sa Passion.

Il y a beaucoup de présentations incorrectes quand à la façon de pratiquer l’Heure de la Miséricorde : on peut en lire sur différents feuillets, livrets de dévotion, etc… ; elles prétendent qu’à trois heures de l’après-midi précises, on doit réciter tout de suite le Chapelet à la Miséricorde ; on dit aussi que ce Chapelet prié en cette heure aurait une force toute spéciale… Or, de telles indications ne sont pas conformes à la Dévotion à la Divine Miséricorde transmise par Soeur Faustine. La prière à l’heure de la mort du Christ, dite Heure de la Miséricorde est particulière, avec les promesses faites par Jésus et la manière de la célébrer. Jésus n’a pas demandé à Soeur Faustine de réciter le Chapelet à la Miséricorde Divine en cette heure. Nous pouvons le dire, bien sûr, à trois heures de l’après-midi ou à n’importe quel autre moment de la journée ou de la nuit. Cependant, il ne s’agit plus alors de la pratique de l’Heure de la Miséricorde, mais de la prière du Chapelet de la Miséricorde. Le Chapelet ne peut remplacer l’Heure de la Miséricorde, et réciproquement. Ce sont deux formes différentes de la Dévotion. Le Chapelet à la Miséricorde est adressé directement à Dieu le Père : Père Eternel, je T’offre…, tandis que la prière à l’Heure de la Miséricorde, à 15 heures s’adresse directement à Jésus agonisant sur la croix.

La pratique régulière de la prière à l’Heure de la Miséricorde nous unit davantage au Christ souffrant : nous méditons sa Passion et sa miséricorde infinie. Il devient par l à plus proche de nous, notre Ami, à qui nous nous adressons par des prières de louanges, d’action de grâce et de suppliques, toujours par les mérites de sa Passsion. Il dépend de nous de choisir si nous voulons célébrer l’Heure de la Miséricorde à trois heures chaque après-midi ou de prier le Chapelet à la Miséricorde. La transmission et la pratique de la Dévotion à la Divine Miséricorde doit être bien expliquée afin de ne pas mélanger les deux pratiques de ce culte.

 

La Fete de la Misericorde de Dieu

19 kwietnia 2020