Paroisse

Argelès-Gazost

et Saint-Savin

Przycisk

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Argelès - Gazost

 

La fusion d'Argelès et de Vieuzac pour former la municipalité d'Argelès, par l'ordonnance de 1824 par Charles X, n'est pas à l'origine de l'église de la nouvelle commune. Il a fallu attendre près de 30 ans.
L'église d'Argelès a été construite entre 1857 et 1860 en pierre grise de Lourdes. Vieuzac n'était plus paroisse depuis 1824. Les citadins étaient obligés d'aller dans l'église vétuste d'Ourout. La construction d'une nouvelle église demandée par l'évêque s'avérait nécessaire. Un terrain fut acquis en 1845, au centre du village, mais il manquait, malgré la souscription publique, près de 20 000 francs pour édifier la nouvelle église. L'empereur séjournant à Saint-Sauveur, il lui fut demandé de l'aide. Celle-ci fut accordée et l'église dédiée à saint Saturnin (patron d'Ourout) fut inaugurée le 15 août 1861. Les cloches du XVIIIe siècle proviennent de l'ancienne église d'Ourout.
À l'intérieur, l'immense tableau de Guillemet représentant sainte Blandine dans la fosse aux lions a été offert par l'empereur Napoléon III. Les retables modernes des chapelles latérales ont été commandés en Espagne et offerts par le chanoine Charriez des Sanctuaires de Lourdes lorsqu'il était curé de la ville. Dans la chapelle de droite remarquez la petite statue de Bernadette sur la droite ; son regard est fixé sur la Vierge de Lourdes. Les trois personnages ont été réalisés par la soeur Mercedes, comme le panneau peint représentant la Cène.
Dans la sacristie, armoire du trésor avec ostensoir et calices. À côté, beaux étendards brodés de fils d'or, dont celui de Saint -Saturnin.

Adast

 

C'est une église romane très remaniée, qui jadis avait un clocher-mur à deux cloches, typique du Lavedan. Une partie de l'église date du XVIIIe siècle, mais il y a très peu d'archives sur sa construction. Vers 1857, on y a ajouté la sacristie et la chapelle nord. Le clocher-tour date de 1887. Il a été construit après effondrement de l'ancien en 1860 qui remplaçait déjà le clocher-mur d'origine.
Dédiée à saint Barthelémy, cette église parait moderne malgré son tympan roman historié (probablement du XIIIe siècle) en réemploi, situé au-dessus de l’entrée intérieure. Ce dernier abrite un chrisme , d'un diamètre de 38 cm, assez peu commun. Il est supporté à bout de bras par un homme accroupi. Orné d'un cercle à palmettes. Il est entouré de personnages énigmatiques : à droite, deux personnages dont une femme (sainte Marguerite ou sainte Mathilde ou Marthe ?) qui maîtrise sous ses pieds un dragon. Elle est flanquée à sa droite par un personnage debout. A gauche du chrisme, deux enfants dansent sur un personnage allongé. Un panneau explicatif se trouve à l’entrée (1).
Sur l’autel, le petit tabernacle du XVIIIe siècle a été rénové en 2002. Le bénitier a pour base une fleur, genre fleur de lotus(Voir photo). Les vitraux ont été offerts par les filles du célèbre docteur Calot (Berck), qui était alors domicilié au château Miramont ; ils datent des années 1920.

(1) De mémoire, il me semble avoir lu qu'il s'agit de la légende de saint Michel. Sur le panneau d’explication, le personnage se trouve à gauche de la sainte, il est en fait à droite. Cette erreur est reprise par Balencie et Ritter dans leur ouvrage sur la région.

Arcizans-Avant

 

L’église Saint-Martin, d’origine romane, a été entièrement restaurée au XVIIe siècle. Elle est classée à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Son clocher barlong (rectangulaire) à double impérial galbé et couvert d’ardoise, date de 1759. Au milieu du toit, un clocheton abrite un chimboulet, c’est-à-dire une petite cloche au son clair qui annonçait l’élévation durant la messe. Un petit chrisme roman de 59 cm de diamètre orne la porte latérale de 1733. Une croix latine remplace le P (Rho) habituel et l'oméga classique sous forme de w est remplacé par un genre de fouet à battre le fromage, la lettre est suspendue non pas sur sa branche habituelle du X, en face l'alpha, mais sur celle plus basse ; l’alpha est collé au cercle et les S semble être un serpent au pied de la croix.

L'orientation de cette église est assez originale. Elle n'a pas suivi l'orientation habituelle est-ouest (vers Jérusalem), mais a été édifiée avec une entrée sud-est afin que le soleil puisse pénétrer dans l'église, le jour de la Saint-Martin (11 novembre). Elle a été classée le 21 mars 1975, à l'inventaire supplémentaire des M.-H., et sa dernière restauration, sous l'égide de l'architecte des BDF, date de 1998.

 

Uz - Pouey-Aspé

 

La petite église d'Uz dédiée à saint Laurent a été reconstruite en 1868, après un incendie et avec une chapelle supplémentaire, celle du Nord. La chaire en chêne, de style roman, date de 1873. La statue de saint Laurent, de 1895.
L'église possède dans une niche, une statue peu connue. Elle symbolise l'un des miracles de l'ermite Savin, la guérison de l'aveugle Chromasius implorant le pardon, lors du retour des reliques du saint vers l'église abbatiale. Le chrisme de 36 cm de diamètre, sur linteau brisé proviedrait de la chapelle de Pouey Aspé, sur les hauteurs. L'intérieur de l'église a été rénové en mai 2013

 

Chapelle de Pouey-Aspé


La Chapelle de Pouey- Aspé : c’est à Pouey Aspé que l’ermite Savin, né en Espagne et disciple de saint Martin, vint vers 430. Il creusa son tombeau de pierre dans lequel il dormait et méditait par esprit de mortification. Pour atteindre la chapelle construite au XIXe sur l’emplacement de l’ermitage, près d’une source, traversez le village d’Uz jusqu’au parking. Du parking, comptez environ 25 minutes à pied sur les flancs de l'Escornecabre pour atteindre la chapelle. La source où venait se désaltérer Savin est en contrebas à 150 m. Entre les deux, les ruines visibles pourraient être celles d'un ancien hôpital.
On peut rejoindre par la source, le chemin. Une lucarne dans la porte permet de voir l'intérieur.

 

 

 

 

 

La source: http://www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr

 

 

 

Lau - Balagnas - Sainte Castère

 

L'église de Lau est à l'origine, romane, de l'époque de la chapelle Sainte Castère (Voir plus avant). Le premier registre paroissial connu est de 1696 ; l'église était alors dédiée à saint Jean-Baptiste. Tombée en ruine vers 1838, ce n'est qu'après la fusion de Lau avec Balagnas en 1846, que l'on reconstruit une nouvelle église, qui, trois ans plus tard s'effondre, suite aux intempéries. En 1856, nouvelle église qui change alors de nom et devient l'église Sainte-Marie-Lau-Balagnas et est dédiée à N-D de l'Assomption.

L'intérieur moderne est décoré de peintures murales de Berdou (1996). Notez la belle Assomption du chevet.

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L'église de Balagnas du XIXe siècle est dédiée à saint Laurent . Elle a subi plusieurs travaux en 1874 et 1878 (clocher et mur de soutènement), 1890 ( charpente), 1898 (ajout de la sacristie). Toute en hauteur et dans un cul-de-sac, elle a été entièrement restaurée en 2010 avec son cimetière

 

La chapelle Sainte-Castère : à droite de la D921, juste après le pont, sur le rocher de Pentas, au lieu-dit Castet d’Avillac. Laissez la voiture au parking en face et montez la butte à pied. Environ 25 minutes d’un agréable sentier en milieu forestier, présence de nombreux moutons. Cette chapelle, très ancienne, restaurée fin XVIIe siècle par un capitaine au long cours qui avait fait voeu de la restaurer s'il sortait d'une tempête la vie sauve, est citée par une bulle papale de 1168, celle d'Alexandre III. Agnès Mengelle dans la plaquette Sutton, Mémoire en image, évoque la possibilité d'utilisation de "quelques éléments d'un édifice médiéval" sans autre précision.
La façade est surmontée d’un petit clocher carré à redents à cinq paliers (penàus). Son petit chrisme ressemble à celui d'Artalens. Mais, réalisé sur une pierre friable, l'alpha et l'oméga ont pratiquement disparu. Subsistent cependant les "chaînettes" brisées qui les retenaient, telles des breloques.

Elle a été restaurée en 1882 (toiture), puis en 1991, avec le don du maître-autel, par la famille Bergugnat. C’est tout ce qu’il reste du village de Castet, qui a été abandonné à la fin du XVIIe siècle, suite à des épidémies de peste.

 

À l’intérieur, on peut apercevoir, à travers la grille de fermeture, une statue de bois trônant au-dessus de l’autel. Il s'agit de la copie de la statue romane de la Vierge au long pouce. L'original du XIIe siècle est visible au musée de Saint-Savin. Il semble que cette Vierge tenait un bâton (oriflamme ?) dans sa main, vu l'espace entre ses doigt. De même, l'Enfant Jésus aurait pu tenir un quelconque bâton. La statue repose sur un support décoré du XVIIIe siècle.
Les cloches enfouies dans le sol pour éviter de partir à la fonte en 1789, n'ont jamais été retrouvées.

Eglise de Lau

 

 

Eglise de Balagnas

 

 

Przycisk

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